Pavillon d'art québécois et canadien

Claire et Marc Bourgie

 

Entrée libre

Chacun des six niveaux met en valeur une période historique pour laquelle une proposition muséographique distincte facilite aujourd'hui, pour la première fois, la lecture et l'appréciation de l'art québécois et canadien.

Niveau 4 - L'art inuit est présenté dans une salle contiguë à une verrière qui bénéficie d'un éclairage zénithal et offre une vue panoramique sur le mont Royal. De grandes murales élancées évoquant la banquise et des icebergs isolent les collections qui sont installées dans des modules rectilignes, en contraste avec les œuvres aux formes organiques, comme des rayons de lumière qui proviendraient des meurtrières de la paroi d'entrée.

Le Musée tient à remercier Hydro-Québec pour son soutien à la mise en valeur de l'art inuit sur ce niveau.

Niveau 3 - Les identités fondatrices (années 1700-1870) exposent les œuvres de la période coloniale constituant les débuts de l'art canadien; l'art autochtone, historique et contemporain, y est intégré pour faire valoir le regard critique et rétrospectif des Premières Nations sur leurs contacts avec les Euro-Canadiens. Deux alcôves reçoivent la collection d'orfèvrerie tels deux trésors de chapelles; une émouvante croix de chemin en bois s'impose à l'entrée de la salle tandis que plus loin, une vitrine mettant en valeur le patrimoine de la côte du Nord-Ouest, évoque la forêt.

Le Musée salue la contribution de Power Corporation du Canada pour la mise en valeur de la collection dans cette galerie.

Niveau 2 - L'époque des Salons (années 1880-1920) offre une interprétation des premières expositions annuelles d'art canadien tenues au Musée. Cette section valorise les fonds majeurs d'œuvres d'Ozias Leduc, de James Wilson Morrice ou d'Alfred Laliberté. À un accrochage d'œuvres superposées de type Salon est associée une plateforme où dominent les sculptures. L'atelier d'artiste est aussi réinterprété avec un mur d'esquisses à l'huile et des vitrines d'ébauches en terre cuite et en plâtre.

Le Musée remercie Reitmans (Canada) limitée d'avoir permis la présentation des œuvres de notre patrimoine dans cette galerie.

Niveau 1 - Les chemins de la modernité (années 1920-1930) dévoilent les premiers regroupements d'artistes modernes. Avec un espace qui s'ouvre par une perspective dynamique scindant son volume en deux, agrémenté sur un côté d'alcôves intimistes qui rappellent une période où dominent les galeries marchandes, cette galerie témoigne d'une multiplicité de points de vue. Un espace particulier est réservé à Marc-Aurèle Fortin.

Le Musée est reconnaissant à la Banque Nationale du Canada pour sa contribution à la mise en valeur de la collection de cet étage.

Niveau S1 - Le temps des manifestes (années 1940-1960) favorise l'appréciation d'œuvres des membres signataires de Prisme d'Yeux, du Refus global ou du Manifeste des Plasticiens, ainsi que celles des fonds exceptionnels de certaines de leurs figures majeures, tels Alfred Pellan, Paul-Émile Borduas et Jean-Paul Riopelle. Ce dernier bénéficie d'une salle dédiée à ses œuvres de la période automatiste jusqu'aux années 1970. Ici, le dégagement des espaces donne toute sa force aux provocations d'une génération qui voulait réinventer le monde.

Le Musée exprime toute sa gratitude à Andrée et Pierre H. Lessard pour leur précieux soutien ayant permis la présentation des œuvres de ce niveau.

Niveau S2 - Les champs libres (années 1960 et 1970) présentent, entre autres, les œuvres imposantes du Riopelle de maturité, dont Le Canot à glace (1992), mais aussi de Louis Archambault, Greg Curnoe, Jean McEwen, Guido Molinari, Michael Snow et Claude Tousignant. L'ouverture sans entrave de cette vaste galerie de 45 mètres de long qui se donne aussi à voir, en contrebas d'une mezzanine à l'étage précédent, donne le ton à cette période de pièces monumentales, à la fois par leurs dimensions physiques et leur stature internationale. Cette salle d'exposition, baptisée la Galerie de la montagne, relie par souterrain le pavillon Claire et Marc Bourgie aux autres pavillons du Musée.

Le Musée tient à remercier la Fondation J. A. Bombardier pour son appui à la réalisation de cette galerie.

 

 

© Photo Bernard Fougères