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Il était une fois Walt Disney se compose de sept sections thématiques :
Tout a commencé avec une souris Cette première section propose ensuite un portrait du rôle crucial qu’ont joué les artistes pionniers des studios Disney. Encore jeune, Disney lui-même avait renoncé à dessiner, puisque son véritable talent était de trouver les bons artistes et de découvrir les sources littéraires et artistiques de ses films. C’est ainsi qu’il a recruté quelques-uns des meilleurs illustrateurs européens émigrés aux États-Unis, notamment le Suisse Albert Hurter (1883-1942), le Suédois Gustaf Tenggren (1896-1970) et le Danois Kay Nielsen (1886-1957). Formés dans les académies d’art de leurs pays respectifs, ces dessinateurs ainsi que leurs collègues américains nés aux États-Unis ont réussi, par leur travail, à sensibiliser le public à des artistes français aussi célèbres qu’Honoré Daumier, Gustave Doré et Jean-Jacques Grandville, aux romantiques allemands, aux symbolistes, aux préraphaélites, de même qu’aux primitifs flamands et italiens. Dirigés de main de maître par Disney, les artistes dessinateurs du studio ont su mettre en commun toutes ces influences des vieux pays. Grâce à leur apport culturel respectif, à leur connaissance du folklore et à une inspiration toute contemporaine, ils ont réussi à créer un monde magique qui a donné naissance à certains des plus grands dessins animés de tous les temps.
Sources littéraires et cinématographiques Les œuvres littéraires que les frères Disney ont rapportées de leur voyage ont fourni des sujets et des réserves d’images qui ont inspiré de nombreux films. C’est ainsi que leurs premiers efforts ont porté sur les Fables d’Ésope et Pinocchio dont les aventures étaient tirées des contes de l’auteur italien Carlo Collodi. Les contes de fées de Perrault ont donné les histoires de La Belle au Bois Dormant et de Cendrillon, tandis que Le Livre de la Jungle de l’auteur britannique Rudyard Kipling a servi pour le film éponyme. Cette section de l’exposition donne à voir plusieurs dizaines d’éditions originales ou rares, comportant des illustrations de Gustave Doré, de Jean-Jacques Grandville, de Heinrich Kley, de Ludwig Richter, de Moritz von Schwind et d’Arthur Rackham. Ces ouvrages font toujours partie de la collection du Walt Disney Imagineering’s Information Research Center à Los Angeles.
Bien entendu, Walt Disney s’est également inspiré de cinéastes, d’artistes et d’écrivains. L’exposition établit des liens entre l’un des premiers dessinateurs d’animation, Edwin G. Lutz, le photographe Eadweard Muybridge, le cinéaste français Émile Cohl et le pionnier américain Winsor McCay, qui a réalisé Little Nemo (1905) et Gertie le dinosaure (1914), en juxtaposant des exemples de leurs œuvres et des extraits de films de Disney. En outre, sur deux grands écrans sont projetés des films des années 1920 et 1930, illustrant comment le court métrage de Disney The Mad Doctor (1933) reprend avec humour des scènes du Frankenstein (1931) de James Whale ou comment les mésaventures de Donald dans Modern Inventions (1937) ressemblent étrangement aux gaffes de Charlie Chaplin dans Les Temps modernes (1936). Le cinéma expressionniste allemand a aussi exercé une très grande influence, comme en témoigne l’empreinte du Faust (1926) de Friedrich Murnau, qui est omniprésente dans plusieurs séquences de Fantasia (1940).
Décors et paysages
Anthropomorphisme : animaux et végétaux sous des traits humains
Les sources des personnages
Cette section est centrée sur la genèse des personnages dans dix films, répartis sur quatre décennies, allant de Blanche-Neige jusqu’au Livre de la Jungle. On y découvre, par exemple, que Disney avait d’abord suggéré que la méchante reine dans Blanche-Neige fût un mélange de Lady Macbeth et du Grand Méchant Loup. Le visage du vilain personnage a finalement pris les traits de l’actrice américaine Joan Crawford, et la silhouette qu’on lui a donnée était inspirée d’une statue-colonne du portail de la cathédrale gothique de Naumburg, en Allemagne. La transformation de la reine en sorcière est empruntée aux différentes versions cinématographiques de Docteur Jekyll et Mister Hyde, alors que la sorcière elle-même reprend la tradition iconographique développée au cours du XIXe siècle. Dans l’exposition, des espaces sont réservés aux plus célèbres dessins animés de Disney, notamment Pinocchio, Peter Pan, Alice au Pays des merveilles et Les 101 Dalmatiens. La présentation au public, pour la première fois, d’une marionnette originale en bois de Pinocchio, redécouverte il y a deux ans dans une armoire de sous-sol des studios, est certainement une des pièces de résistance de l’exposition.
Salvador Dalí : l’aventure de Destino
Tout recommence avec une souris : Disney revisité par l’art contemporain |
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