Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière

Les Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière sont entièrement dédiés aux activités et expositions éducatives du Musée avec un accès libre en tout temps. Grâce à la contribution d’artistes et de designers québécois et internationaux tels que Jim Dine, Pierrick Sorin, Claude Cormier, En Masse, Paprika, le Collectif Rita et Périphère, le MBAM a créé un espace dont l’empreinte éducative et artistique marquera les générations futures.

Un espace artistique et novateur

La superficie des Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière est passée de 900 m2 à 1 500 m2 et compte désormais un Lounge des familles, sept studios-ateliers dont un pour les ados et les adultes (quatre de plus qu’auparavant) ainsi qu’un espace d’exposition, une salle de lunch et un vestiaire pour les groupes scolaires. De par ses espaces novateurs et agrandis, ses activités ludiques tout au long de l’année, ses ateliers variés ou encore sa capacité à accueillir sur le long terme plusieurs milliers d’élèves, les nouveaux Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière feront le bonheur des enfants, des familles et des organismes communautaires.

Studios Art et Éducation Michel de la Chenelière

Vidéos

Making-of du Lounge des Familles

Lancement des Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière

Des œuvres d’art signées Jim Dine
et Claude Cormier

Jim Dine

Pour le grand plaisir de tous les utilisateurs, ces espaces incluent aussi des œuvres d’art. Ainsi, dès leur arrivée, les visiteurs découvrent une sculpture commandée à l’artiste Jim Dine représentant un cœur. Cette œuvre ludique qui se trouve à l’entrée des Studios complète la paire et le trio de cœurs du même artiste déjà installés aux alentours du Musée et qui sont devenus emblématiques de l’institution. Une œuvre de Claude Cormier, Peluches, permet aussi aux jeunes de s’extasier devant des centaines de peluches qui leur font les yeux doux.

JIM DINE

La Promenade des studios éducatifs a trouvé son cœur

La collection de sculptures du Musée s’est enrichie d’une autre pièce commandée à l’artiste américain Jim Dine, Cœur dit « Après le Déluge ». Installée pour marquer le cœur emblématique dans la Promenade des Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière, cette œuvre unique fait écho aux deux autres sculptures monumentales de l’artiste situées des deux côtés de la rue Sherbrooke : Cœurs jumeaux de six pieds, maintenant devant l’entrée du pavillon Jean-Noël Desmarais, et Trois cœurs sur un rocher, à l’angle du pavillon Michal et Renata Hornstein et de l’avenue du Musée. Réalisée spécialement pour le Musée grâce à un don des amis de Claire Gohier, à sa mémoire, et au soutien financier de l’Association des bénévoles du Musée, Cœur dit « Après le Déluge » est un cœur de bronze bleu sur lequel Dine a plaqué toute une galerie d’objets qui lui sont familiers, surtout des outils – tournevis, pinces, marteau, etc. –, et, bien visibles, des Pinocchio. Le titre évoque le Déluge, comme si tous ces objets avaient échoué sur ce cœur, image qui en cache une autre, plus profonde. Jim Dine, dans sa pleine maturité, réunit ici tous les symboles de sa propre vie d’artiste : le cœur, depuis longtemps synonyme de son identité artistique, les outils, ceux de son père quincailler, mais aussi les siens, ceux du sculpteur, du peintre, du graveur, et enfin Pinocchio, figure sur laquelle il travaille depuis 1964, et dont l’histoire est une métaphore de l’art lui-même. Œuvre d’une haute teneur symbolique, littéralement chargée des efforts et des illusions de toute une vie d’artiste, elle conserve cet air de légèreté et d’humour, de détachement philosophique, qui fait le meilleur de l’art de Dine.

CLAUDE CORMIER

DES CENTAINES DE PELUCHES VOUS OBSERVENT

Initialement présentée lors de l’exposition Big Bang en 2011 au MBAM, Peluches était à l’origine intitulée Tête(s) de Christ de par son positionnement face à l’œuvre du même nom. Son nom a été changé lors du déplacement de l’œuvre dans les Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière. Claude Cormier indique que « des centaines de peluches nous dévisagent et nous font les yeux doux. Dans le formidable tohu-bohu qui colore désormais nos vies de météores, on se pose tous, toutous fous, la même question éternelle, si chère à Gauguin : D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? ». Dorénavant, ces peluches collectées et assemblées par l’artiste sont présentées dans les espaces éducatifs du Musée où elles peuvent observer les nombreux visiteurs de tous âges.

PAPRIKA

Couleurs vives et modules colorés pour accueillir les enfants et les familles

« L’art est partout » : voici le message du MBAM présenté aux enfants et aux familles lorsqu’ils entrent dans les espaces éducatifs. Pour concrétiser cette volonté, Paprika s’est servi de flèches de tailles et de couleurs différentes représentées en 3-D, orientées dans tous les sens et indiquant dans différentes langues le mot « bienvenue ». Ainsi, la Promenade, porte d’entrée des groupes vers les autres pavillons et leurs collections, devient un carrefour fléché incitant les visiteurs à embrasser l’art sous toutes ses coutures. Pour donner vie à ce concept, le jaune devient la couleur prédominante dans les Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière. Elle complète ainsi la palette des couleurs qui ont été associées à chaque pavillon du MBAM. Rappelons que Paprika se démarque sur la scène nationale et internationale en ayant remporté plus de 700 prix d’excellence décernés par des organismes prestigieux, dont AIGA, Communication Arts, Grafika, Graphis et I.D. Magazine.

Michel de la Chenelière, un mécène «sur mesure» pour l’éducation

Michel de la Chenelière, au nom des dizaines de milliers de personnes, dont les jeunes, qui bénéficieront au cours des années à venir de votre beau geste, un immense merci !

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Qui êtes–vous Michel de la Chenelière?

Je suis né en France, dans un petit village près d’Évreux en Normandie. À vingt ans, le goût de l’aventure m’a mené aux États-Unis que j’ai sillonnés en autobus. Le jour où les Américains ont marché sur la Lune, j’arrivais à Montréal. Quelques semaines plus tard, charmé par la ville, je prévenais mes parents que j’avais décidé de m’y installer. J’ai fait tous les métiers avant d’être embauché par une maison d’édition américaine. Après quinze années de travail incluant un court retour en France, j’ai décidé de fonder ma maison d’édition pour répondre à la demande du Canada hors Québec pour des manuels scolaires en français. Après avoir acquis d’autres entreprises – McGraw-Hill Éditeur (Montréal), Gaétan Morin Éditeur, Graficor et Beauchemin –, Chenelière Éducation est devenue l’éditeur francophone le plus important en Amérique du Nord dans le domaine de l’éducation, du préscolaire à l’université. J’ai vendu mon entreprise à Transcontinental en 2006.

Comment avez–vous découvert le Musée?

Voilà dix-sept ans, je m’installais dans le quartier, à deux pas du Musée. En bon voisin, je le visitais souvent. C’est un musée dynamique, intéressant, animé, bref un lieu où je me sens bien. Puis, j’ai commencé à interagir avec les gens du Musée. Comme j’ai toujours été plus intéressé par les contacts humains que par les affaires, c’était primordial pour moi de les connaître, de les apprécier. Lors de mes rencontres avec Nathalie Bondil, la directrice du Musée, elle me parlait avec passion de son projet éducatif et c’est alors que j’ai réalisé que je pouvais aider.

Quelle est votre vision de la mission éducative du Musée?

À l’école, je n’ai pas eu la chance de recevoir une éducation artistique. Malheureusement, les choses ont peu changé dans le système scolaire actuel. L’action éducative du Musée est donc essentielle. Je souhaite en apprendre davantage sur les approches et les stratégies développées par les éducateurs du Musée. Je crois que mon expérience pourra aider le Musée à partager son savoir-faire avec les enseignants grâce à la production de matériel didactique basé sur sa collection encyclopédique. Mon association avec le Musée me semble donc naturelle. J’espère aussi que j’encouragerai d’autres personnes à soutenir l’éducation au Musée car les besoins sont immenses.