J. W. Waterhouse

Le jardin des sortilèges


Du 2 octobre 2009 au 7 février 2010

Une sirène

Du 2 octobre 2009 au 7 février 2010, le Musée des beaux-arts de Montréal présentera la première rétrospective majeure des œuvres du célèbre artiste britannique, John William Waterhouse (1849-1917). J. W. Waterhouse, le jardin des sortilèges est la première grande exposition monographique consacrée à Waterhouse depuis 1978 et la première à couvrir l’ensemble de sa carrière artistique. Cette rétrospective comprend quelque 80 peintures, parmi les plus belles de sa production, issues de collections privées ou publiques d’Australie, d’Angleterre, d’Irlande, de Taiwan, des États-Unis et du Canada. Elle compte aussi de nombreuses études à l’huile, à la craie et au crayon. Plusieurs de ces œuvres n’ont jamais été exposées depuis la mort de l’artiste. L’exposition a été organisée par le Groninger Museum, aux Pays-Bas, en collaboration avec la Royal Academy of Arts, à Londres, et le Musée des beaux-arts de Montréal. D’abord inaugurée au Groninger Museum, elle sera présentée à la Royal Academy of Arts (du 27 juin au 13 septembre 2009); c’est en octobre 2009 qu’elle sera accueillie au Musée des beaux-arts de Montréal.

Souvent associé aux préraphaélites, qui aspiraient à retrouver la beauté et la simplicité du monde médiéval, Waterhouse était aussi un peintre classique. La rétrospective permettra d’illustrer comment les peintures de l’artiste reflètent son engagement envers les thèmes de son temps, comme le médiévisme, l’héritage du classicisme, le spiritualisme et la femme fatale. Né l’année même où les préraphaélites se sont fait connaître en exposant à la Royal Academy, il a hérité de leur engouement pour Alfred Tennyson, John Keats et William Shakespeare. Waterhouse était aussi sous le charme mythique des enchanteresses, des enfers et de la beauté. Ses toiles dégagent une fascination romantique pour les passions féminines exacerbées : il a choisi de peindre la Dame de Shalott, Cléopâtre, Circé, Lamie, Ulysse et les sirènes, et Mariamne, condamnée à mort. La littérature a été pour lui une source d’inspiration, tout comme les récits mythologiques célébrés par Homère et Ovide.
Partout dans le monde, des millions de personnes ont admiré les œuvres de J. W. Waterhouse. Néanmoins, le grand public sait relativement peu de choses de l’homme et de sa production artistique. Waterhouse est parfois décrit comme un préraphaélite « tardif »  mais la facture picturale qu’il a développée le distingue des vrais préraphaélites. En 1886, il découvre l’Ophélie (1851-1852) du préraphaélite John William Millais, en même temps qu’il s’imprègne de la spontanéité de l’art moderne français à travers les œuvres d’artistes britanniques, William Logsdail et Frank Bramley notamment, et des écoles de Newlyn et de Primrose Hill. Les spécialistes du XXe siècle qui ont redécouvert les préraphaélites ont souvent marginalisé Waterhouse pour de telles tendances contradictoires, bien que ce soit cela même qui, aujourd’hui, lui vaut l’affection de ses admirateurs. L’exposition présentera ses œuvres les plus connues dans une perspective d’ensemble de sa carrière, afin d’illustrer comment Waterhouse s’inscrit comme l’un des interprètes majeurs de la tradition classique et romantique.

Notice biographique
L’artiste naît à Rome, de parents britanniques, mais la famille retourne à Londres lorsqu’il a cinq ans. Dès son jeune âge, Waterhouse aide son père dans son studio et a tôt fait de s’intéresser à la peinture, à la sculpture et à l’Antiquité classique. En 1870, il est admis à l’École de la Royal Academy, où il impose graduellement son style, par des œuvres originales et mélancoliques inspirées de la Rome et de la Grèce antiques. Par ses images dramatiques, arborant de vives couleurs et mettant en scène de belles femmes, il acquiert la notoriété au sein de l’Empire britannique et lors des expositions internationales de 1890 et de 1900.

Commissaires
Peter Trippi (auteur de la monographie J. W. Waterhouse [2002] et ancien directeur du Dahesh Museum of Art, New York), Elizabeth Prettejohn (professeure d’histoire de l’art, University of Bristol), Robert Upstone (conservateur de l’art moderne britannique à Tate Britain, Londres) et Patty Wageman (directrice du Groninger Museum) sont les commissaires de l’exposition. Anne Grace, conservatrice de l’art moderne au Musée des beaux-arts de Montréal, est la commissaire responsable de la présentation montréalaise.

Le catalogue
Un catalogue, magnifiquement illustré, a été publié, en versions néerlandaise, anglaise et française séparées. Les auteurs sont Peter Trippi, Elizabeth Prettejohn, Robert Upstone et Patty Wageman. Les catalogues sont publiés aux Éditions BAi.

Les commanditaires
Le programme d’expositions internationales du Musée des beaux-arts de Montréal bénéficie de l’appui financier du fonds d’expositions de la Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal et du fonds Paul G. Desmarais.
Le Musée des beaux-arts de Montréal remercie La Presse et The Gazette, ses partenaires médias. Sa gratitude va en outre au ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec pour son appui constant.

Le Musée tient à souligner l’appui indéfectible de l’Association des bénévoles du Musée des beaux-arts de Montréal. Il remercie également tous ses membres ainsi que les nombreuses personnes, entreprises et fondations qui lui accordent leur soutien.

 

$ Droits d’entrée
Pavillon Jean-Noël Desmarais
Niveau 3

 

John William Waterhouse (Rome 1849 – St John’s Wood 1917); Une sirène; 1900; Huile sur toile; 96,5 x 66,6; Royal Academy of Arts, Londres; Photo © Royal Academy of Arts, London