ROUGE CABARETLe monde effroyable et beau d'Otto DixDu 24 septembre 2010 au 2 janvier 2011
Le début du XXe siècle est marqué par l’émergence de plusieurs courants artistiques dits « expressionnistes » qui cherchent à représenter des expériences, personnelles et protestataires, d’une manière formelle innovante. L’Allemand Otto Dix (1891-1969), qui participe aux deux guerres mondiales, est une figure centrale du mouvement de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit) qui s’attache à porter un regard réaliste, souvent acerbe, sur la société de la république de Weimar, en proie à un profond malaise et pessimisme. Otto Dix, comme nul autre de ses contemporains, scrute les corps et les âmes, et raconte l’effroyable réalité de la vie, aussi belle que tragique. Un constat qui le vouera aux gémonies par le régime nazi puisque son art sera considéré comme dégénéré, moqué, détruit et vendu.
Otto Dix (1891-1969), Femme allongée sur une peau de léopard (Portrait de Vera Simailowa), 1927, Huile sur bois, 68 x 98 cm, Herbert F. Johnson Museum of Art, Cornell University, don de Samuel A. Berger / WVZ Löffler, © Succession Otto Dix / SODRAC (2010) |
|||||||