Denis Gagnon s'expose
Du 19 octobre 2010 au 13 février 2011
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1. Photo Sébastien Roy 2. à 5. : Photos Christine Guest
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La maison Denis Gagnon remercie
chaleureusement les partenaires et
commanditaires qui ont contribué au
succès du défiléprintemps-été 2011,
de Denis Gagnon.
COMMANDITAIRES OFFICIELS :
· ALDO
· Lancôme
· MontréalCouture.com
· Cohn & Wolfe
· Toxa
· Urbania
· RSM Richter Chamberland
· Place d'Armes Hôtel & Suites
COMMANDITAIRES :
· Holt Renfrew
· BEDO
· L'éloi
· Harakiri
· Tourisme-Montréal
· Agence Tuxedo
FOURNISSEURS OFFICIELS :
· Orbite
· Les Gourmandises de Sophie
· Le Photographiste
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Libre Entrée libre
Carré d'art contemporain
Pavillon Jean-Noël Desmarais, niveau S2
Cet automne, l’exposition Denis Gagnon s’expose sera
présentée gratuitement du 19 octobre 2010 au 13 février
2011 dans le Carré d’art contemporain du Musée des beaux-
arts de Montréal (MBAM). C’est la première fois que la création
d’un couturier québécois est mise en valeur au MBAM.
« Denis Gagnon est un couturier d’une rare intégrité, selon
Nathalie Bondil, directrice du Musée. Cette installation au
Musée, après Yves Saint Laurent et avant Jean Paul Gaultier,
témoigne d’une même exigence dans ce métier. Son talent,
non harnaché, fait de lui un personnage emblématique
de la mode au Canada ».
Denis Gagnon, de concert avec Stéphane Aquin, le commissaire
de l’exposition et conservateur de l’art contemporain au MBAM,
a confié la scénographie de cette installation à l’architecte
réputé Gilles Saucier. Le Musée deviendra donc lieu de
rencontre de la mode et de l’architecture, deux formes d’art
que tout, apparemment, sépare. L’une est réputée transitoire,
soumise à l’air du temps et faite de matériaux périssables.
L’autre est monumentale et conçue pour traverser les époques.
Et pourtant, toutes deux sont vouées à la fonction fondamen-
tale d’abriter le corps humain. Gilles Saucier déclare sa fasci-
nation pour l’oeuvre de Denis Gagnon en imaginant la scéno-
graphie de l’exposition qui réunit une quinzaine de pièces
vestimentaires, des photographies et des projections. Le
Musée offre ainsi un regard sur dix années de création de
Denis Gagnon qui a su inventer, chaque saison, des pièces
qui domptent diverses matières — les cuirs, le métal,
les franges — afin d’habiller les corps avec élégance et désinvolture.
Denis Gagnon : l’ascension d’un artiste de la couture
Originaire du Lac Saint-Jean, issu d’un milieu modeste dont
il est fier, Denis Gagnon travaille quelque temps à la confection
de costumes pour le théâtre, puis part enseigner le patronage
de mode à Casablanca, au Maroc. Revenu à Montréal, il lance
sa première collection fin 1999. Jusqu’à tout récemment
confinée aux cercles d’initiés qui suivent la mode de près,
sa renommée atteint maintenant un niveau que peut-être
aucun couturier canadien n’a encore connu. La critique le louange et ses défilés font salle comble. On compare ses
créations à des oeuvres d’art. De fait, son instinct de la matière
— le cuir, notamment, qu’il plie à tous ses caprices —, son
appréhension des volumes, les jeux de plis et de nouages
auxquels il se livre avec une audace mêlée de classicisme,
ses variations chromatiques, tout dans ses vêtements exprime
un sens de la forme proprement artistique, porté par
une émotion d’une rare intensité.
« Si j’avais pu faire de longues études, nous confie le couturier,
j’aurais aimé être un sculpteur ou un peintre. Un vrai artiste qui
aurait des expositions. Or à force de faire de la couture, j’ai créé
une oeuvre qui me vaut cette exposition dans laquelle je peux
exprimer des choses que je ressens depuis mon adolescence. »
Une scénographie imaginée par un architecte renommé
Pourquoi Gilles Saucier ? « Depuis longtemps, je voulais
connaître Gilles Saucier et travailler avec lui. J’avais vu
son travail au Centre canadien d’architecture, à l’Usine C,
à la Faculté de musique de l’Université McGill, commente
Denis Gagnon. J’aime le côté épuré de son art, à la fois très
classique et aussi très moderne. Et puis, tous les deux, nous
aimons le noir, et dans le noir il y a plusieurs couleurs. »
« L’exposition parle de la vision qu’a le couturier de la matière
et de sa transformation, nous explique Gilles Saucier. Denis
Gagnon voit une matière, dans cette matière un vêtement,
puis, comment ce vêtement anime la ville. Une femme habillée
en Denis Gagnon, dans une soirée, est impressionnante :
c’est un événement. Les vêtements sont des témoins de
cette transformation de la matière vers cette vie de la ville. »
Sur les murs, des photographies montrent en plan rapproché
des matières premières que Gagnon utilise : la dentelle,
le cuir, une fermeture éclair. « Coudre une dentelle, c’est
la regarder de très, très près. Ces photographies agrandies
révèlent le regard du couturier. C’est aussi les yeux des
« petites mains », ces couturières qui s’appliquent des heures
durant à façonner le vêtement. » Autour, les vêtements
témoignent de cette capacité du couturier à transformer une
matière inerte, naturelle ou industrielle, en un vêtement
particulier, telle cette fascinante robe, faite entièrement
de fermetures éclair dorées, qui fit sensation lors du dernier
défilé de l’artiste à l’automne 2009. « Une oeuvre d’une
pureté infinie », affirme Saucier.
Au centre de la salle, sur une grande construction en pyramide
inversée, des projections illustrent le vêtement en action, aux
défilés et dans la rue. « Comme l’architecture, la mode est un
art appliqué, fait pour être "habité" et pour dire quelque chose,
pour communiquer un état, une identité, une aspiration », de
conclure l’architecte. Trois fois médaillée du Gouverneur général
en architecture, la firme Saucier-Perrotte architectes a réalisé
nombre d’édifices marquants du paysage montréalais et
canadien, dont la Faculté de musique de l’Université McGill,
le Théâtre du Rideau Vert, la Cinémathèque québécoise ou
encore la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal.
Le photographe et cinéaste montréalais, Martin Laporte, a été
chargé de l’aspect audiovisuel de l’exposition.
Le magazine Urbania a produit un numéro hors série entière-
ment consacré à Denis Gagnon.