Yves Saint Laurent - Du 29 mai au 28 septembre 2008

Exposition


Yves Saint Laurent

Du 29 mai au 28 septembre 2008

 

Galerie Photographique


 

L’exposition est divisée en quatre thèmes principaux  : La pointe du crayon, où l’on suit l’idée du couturier à partir du croquis ; La révolution Yves Saint Laurent, où la tenue au masculin-féminin voisine avec celle de la séductrice ; La palette qui montre comment les règles traditionnelles d’harmonie des couleurs ont été renversées par les nouveaux contrastes inspirés de multiples métissages ; Les sources lyriques, enfin, où les influences historiques, littéraires (Marcel Proust, Oscar Wilde, Louis Aragon, Jean Cocteau…) et artistiques sont interprétées et traduites par le génie créateur du couturier. Tout au long de sa carrière, Yves Saint Laurent s’est arrêté sur l’œuvre de grands artistes, exprimant ses goûts personnels et son admiration en peinture dans une transmutation de la matière picturale en matière textile. Certains modèles reprennent les sensations visuelles de l’impressionisme tandis que d’autres libèrent la force expressive des mouvements artistiques de l’art moderne : Mondrian et Poliakoff (1965), les robes « Pop Art » (1966), Picasso (1979) et Braque (1988).


Voir aussi : Une première rétrospective sur 40 ans de création
et l’entrevue avec Florence Müller (commissaire invitée de l’exposition).

 

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1. Manteau du soir; Printemps-été 1971; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
2. Robe du soir, automne-hiver 1976; Croquis original; Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
3. Robe de cocktail; Printemps-été 1992; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
4. Ensemble du soir, printemps-été 1989; Croquis original; Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
5. Ensemble du soir; Automne-hiver 1990; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
6. Robe du soir en hommage à Tom Wesselmann, automne-hiver 1966; Croquis original, livre de collection; Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
7. Robe du soir en hommage à Georges Braque; Printemps-été 1988; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
8. Robe du soir, automne-hiver 1979; Croquis original; Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
9. Robe du soir; Automne-hiver 1982; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger

Photos 2, 4, 6, 8 : Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent

Yves Saint Laurent

Du 29 mai au 28 septembre 2008

 

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Une première rétrospective sur 40 ans de création

Le Musée des beaux-arts de Montréal a conçu et organisé, avec les Fine Arts Museums of San Francisco, et en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, la première rétrospective couvrant les quarante ans de création de la maison de Haute Couture Yves Saint Laurent. Présentée du 29 mai au 28 septembre 2008, l’exposition Yves Saint Laurent jette un regard sur ce virtuose de la haute couture, dont le style unique croise les références du monde des arts avec celles de la culture populaire et de la révolution sociale. Cette présentation développe le caractère novateur d’une œuvre qui a marqué l’histoire et l’actualité de l’empreinte de sa nouvelle définition de la féminité, et a laissé une signature qui transcende les modes. Forte de quelque 145 modèles accessoirisés appartenant à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, l’exposition sera aussi accompagnée de croquis et de vidéos. Première coproduction entre ces deux musées, elle sera présentée après Montréal à San Francisco, dans la nouvelle architecture du de Young Museum, du 1er novembre 2008 au 1er mars 2009.

Yves Saint Laurent est reconnu pour avoir renouvelé la tradition de la haute couture et posé les fondements de l’habillement féminin moderne. Les tenues de bases qu’il a conçues pour les femmes – tailleur-pantalon, jupe-culotte, caban, blazer, saharienne et smoking – mettent en valeur son style novateur et sont devenues de véritables classiques intemporels. Tout aussi remarquables sont les modèles de vêtements créés sous l’inspiration de sources multiples. Dans le vocabulaire stylistique du couturier, la musique, les arts plastiques, les arts de la scène, la littérature ou encore les impressions de voyage comptent autant que les nouvelles formes de vêtements qu’il imagine.

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« Pourquoi Yves Saint Laurent à Montréal ? L’œuvre d’un des plus grands couturiers du XXe siècle est tout simplement d’une beauté à fleur de peau. La poésie de chaque modèle s’appuie sur la sensibilité, on le sait, et la culture, on l’oublie, exceptionnelles de cet homme. Le regard se perd dans chaque centimètre de tissu, cette rare expérience visuelle « en direct » de la haute couture ne peut être comparée à son image, parfois galvaudée à force d’être partout présente. J’ai moi-même été éblouie, le mot est juste, quand j’ai vu pour la première fois les réserves de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, et je le suis encore. Chapeau bas à cette jeune institution, un modèle du genre ! À mes yeux émerveillés, offrir à tous cette expérience de la mode au superlatif, se légitimait donc pleinement dans un musée des beaux-arts, d’autant plus que notre ville, comme nos collections pluridisciplinaires, soutiennent la création, l’art et en particulier le design. Un autre aspect me touche, le fait qu’Yves Saint Laurent ait réellement voulu donner le pouvoir aux femmes, de jour comme de nuit : il a détourné les codes masculins au service d’une femme en action, qui n’est jamais là où on l’attend, le contraire d’une poupée publicitaire, folklorique ou futuriste. Et surtout, surtout, il a su magnifier toutes les beautés, quelle que soit leur culture ethnique, quelle que soit leur couleur de peau (c’est le premier à avoir employé un mannequin noir), son inspiration étant nourrie par une belle âme. Aujourd’hui, plus que jamais, les jeunes designers réexaminent son œuvre complexe. » (Nathalie Bondil, directrice)

 

Le parcours de l’exposition

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L’exposition est divisée en quatre thèmes principaux  : La pointe du crayon, où l’on suit l’idée du couturier à partir du croquis ; La révolution Yves Saint Laurent, où la tenue au masculin-féminin voisine avec celle de la séductrice ; La palette qui montre comment les règles traditionnelles d’harmonie des couleurs ont été renversées par les nouveaux contrastes inspirés de multiples métissages ; Les sources lyriques, enfin, où les influences historiques, littéraires (Marcel Proust, Oscar Wilde, Louis Aragon, Jean Cocteau…) et artistiques sont interprétées et traduites par le génie créateur du couturier. Tout au long de sa carrière, Yves Saint Laurent s’est arrêté sur l’œuvre de grands artistes, exprimant ses goûts personnels et son admiration en peinture dans une transmutation de la matière picturale en matière textile. Certains modèles reprennent les sensations visuelles de l’impressionisme tandis que d’autres libèrent la force expressive des mouvements artistiques de l’art moderne : Mondrian et Poliakoff (1965), les robes « Pop Art » (1966), Picasso (1979) et Braque (1988).

 

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Commissariat de l’exposition

L'historienne de mode française Florence Müller, commissaire générale de l’exposition, a partagé sa passion et sa connaissance de la mode et de la haute couture françaises avec les commissaires associées Diane Charbonneau, conservatrice des arts décoratifs contemporains au Musée des beaux-arts de Montréal, et Jill D'Alessandro, conservatrice adjointe de la Caroline and H. McCoy Jones Collection of Textile Arts aux Fine Arts Museums of San Francisco.

Scénographie

La scénographie pour la tournée internationale de l’exposition a été confiée à l’Agence NC, Paris,

Publication

Le catalogue qui accompagne l'exposition est réalisé par les Éditions de La Martinière. Les textes sont de Florence Müller et Hamish Bowles. Publié aussi en anglais par Abrams, ce livre se distingue des précédentes publications consacrées à Yves Saint Laurent par la présentation de modèles et de nombreux croquis inédits, de légendes détaillées ainsi que par une chronologie illustrée. Alexandre Guirkinger a réalisé des clichés tout spécialement pour cette publication.

Le programme d’expositions internationales du Musée des beaux-arts de Montréal jouit de l’appui financier du fonds d’expositions de la Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal et du fonds Paul G. Desmarais.

 

 +  Entrevue avec Florence Müller (commissaire invitée de l’exposition)

 

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1. Manteau du soir; Printemps-été 1971; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
3. Robe de cocktail; Printemps-été 1992; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
4. Ensemble du soir, printemps-été 1989; Croquis original; Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
5. Ensemble du soir; Automne-hiver 1990; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
6. Robe du soir en hommage à Tom Wesselmann, automne-hiver 1966; Croquis original, livre de collection; Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
7. Robe du soir en hommage à Georges Braque; Printemps-été 1988; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger
8. Robe du soir, automne-hiver 1979; Croquis original; Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
9. Robe du soir; Automne-hiver 1982; Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Photo Alexandre Guirkinger

Photos 2, 10, 11, 12, 13, 14 : © Bernard Fougères 2008

Yves Saint Laurent

Du 29 mai au 28 septembre 2008

 

Entrevue avec Florence Müller, historienne de la mode et commissaire invitée de l’exposition Yves Saint Laurent


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Robe longue du soir

L’œuvre d’Yves Saint Laurent s’inscrit au départ dans la tradition de la haute couture. Quels sont les us et coutumes de ce monde et comment Yves Saint Laurent arrive-t-il à les remettre en question ?

Florence Müller : Yves Saint Laurent a connu la haute couture traditionnelle à ses débuts chez Christian Dior. Il se fait alors le « passeur » entre cette tradition et la modernité que réclament les années soixante dans les usages de la mode. Chez Dior, comme chez Chanel, on habille les femmes en « total look ». La cliente, docile, s’en remet à son couturier et se laisse imposer des diktats. Yves Saint Laurent comprend que les jeunes femmes ne veulent plus de cette vision autoritaire et mathématique des tendances, et des élucubrations microscopiques autour de la longueur de l’ourlet ou de l’emplacement de la taille. La jeunesse attend un souffle créatif, un vêtement qui symbolise l’enthousiasme de l’époque, un vêtement qui donne une allure moderne, en bref un vêtement qui a du style. Dans ce sens, Yves Saint Laurent, fondateur d’une maison de couture contemporaine du stylisme naissant, pourrait être considéré comme le premier couturier-styliste de l’histoire. Il maîtrise autant la quête du sublime et du « bien fait » de la haute couture que la création dans l’instantané d’un prêt-à-porter signé Rive Gauche. L’histoire lui a donné raison. Aujourd’hui, le terme de directeur artistique s’est substitué au titre de couturier. Cette fonction désigne un rôle d’initiateur et de gardien de l’intégrité d’un style qui se décline dans de multiples activités de production et de diffusion de prêt-à-porter, de maroquinerie, de produits de beauté définissant l’identité d’une griffe.

 

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1er Smoking

La maison de Haute Couture Yves Saint Laurent met fin à ses activités en 2002 après quarante années prolifiques. Son style unique, sa vision ultramoderne et sa garde-robe révolutionnaire font maintenant partie de la grande histoire de la mode et de l’imaginaire de toute une génération de femmes. Le seul nom d’Yves Saint Laurent évoque une panoplie d’images, mais une rétrospective s’impose. Pourquoi ?

F. M. La durée de la carrière d’Yves Saint Laurent, son impact sur la création actuelle et l’ampleur de son œuvre justifient pleinement une rétrospective. Le public ne peut se souvenir des quatre décennies riches en « révolutions » menées par Yves Saint Laurent… et il faut aussi les faire connaître aux plus jeunes qui, dans un monde dominé par une actualité envahissante, n’ont plus de temps pour le souvenir. Il faut leur raconter les partis pris audacieux d’Yves Saint Laurent, comme celui d’habiller au quotidien les femmes en costume-pantalon masculin, de révéler la nudité du corps sous la mousseline transparente, d’associer des couleurs dissonantes… Il faut leur rappeler les prises de risques, les scandales autour de sujets sensibles comme la collection de l’été 1971 et ses dames aux charmes équivoques, apologie de la sophistication en plein épanouissement du style néo-hippie. Il faut aller aux origines du détournement de la toile de camouflage militaire devenue une robe drapée, des blouses paysannes, des trench-coats, des blousons de pilotes ou des marinières devenus objets de luxe en satin ou en paillettes.

 

Les femmes sont essentielles pour Yves Saint Laurent. Homme de son temps, il participe à la création de l’image de la femme moderne, libre des mouvements de son corps et de l’ardeur de ses désirs. Il y a la « femme », le mannequin et la muse. Qui sont-elles ?

F. M. C’est une des clefs de son succès ! Yves Saint Laurent n’a pas dessiné pour une femme abstraite, fantasmée, même si les jeunes femmes qui l’entouraient pouvaient être de vrais fantasmes de séduction et d’élégance. Le couturier est né entouré de femmes, belles et racées comme sa mère et ses sœurs. Puis il a construit son style pour des jeunes femmes qui incarnaient totalement l’esprit du temps. Toutes ont été à leur manière des muses, c’est-à-dire des proches, des amies vivant au même rythme et dans le même cercle mondain que le couturier. Et ces muses ont toutes des allures de mannequins, plus parfaites que des modèles puisqu’elles sont dotées de fortes personnalités. À l’image de Betty Catroux avec sa longue silhouette sombre et androgyne, ou de Loulou de la Falaise avec sa dégaine bohème, leur caractère frondeur et indépendant, faisant fi des conventions, est symbolisé parfaitement par le style Saint Laurent. Il y a la star Catherine Deneuve, à l’élégance inquiétante, et la belle cliente Nan Kempner qui déclare : « C’est agréable d’être regardé pour soi, pas pour les vêtements que l’on porte. »

 

Yves Saint Laurent est un couturier aux mille passions. L’art, la littérature, les couleurs et les matières s’entremêlent produisant des permutations à l’infini. Malgré tout, peut-on parler d’une source d’inspiration privilégiée ?

F. M. On pourrait parler plutôt d’un regard constant sur la matière de la création, d’une fidélité à une méthode de travail basée sur de multiples sources d’inspiration. Celles-ci passent toutes par le prisme du « décalé », du « mélange » qui provoque l’inattendu. Les références, très nourries de culture littéraire et artistique, ne sont jamais traitées en mode littéral. Au final et sur le podium, on ne sait plus très bien d’où vient chaque silhouette tant ce qui la compose est une alchimie complexe.

 

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Robe longue du soir

Pour sa collection printemps-été 2007, Jean Paul Gaultier crée des modèles inspirés de vêtements sportifs. L’idée est loin d’être nouvelle car, dès les années 1960, Yves Saint Laurent avait détourné le sportwear. Quelle est l’influence d’Yves Saint Laurent sur les jeunes créateurs contemporains ? Est-il considéré comme un mentor ?

F. M. Certainement, Yves Saint Laurent est vénéré par les jeunes créateurs. Ils rêvent tous d’une carrière aussi exceptionnelle ! Mais plus pragmatiquement, ils tentent de découvrir le mystère de l’allure Saint Laurent. Les créateurs stars comme Jean Paul Gaultier ne manquent jamais une occasion de rappeler ce qu’ils doivent au « maître ». Dans la collection de haute couture de l’été 2008, Jean Paul Gaultier a fait défiler une silhouette représentative des codes génétiques de sa griffe : un pull marin, une jupe longue pailletée or et un pardessus d’homme en lainage bleu nuit. Mais cette association de féminin-masculin, de jour et de soir, est parfaitement fidèle aux fondements du style Saint Laurent.

 

La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent vous a ouvert toutes grandes ses portes. Quelle expérience ! Quelles émotions ! Pouvez-vous en partager quelques-unes avec nous ?

F. M. C’était un des moments forts dans l’élaboration du projet et une opportunité formidable de voir et de toucher de près les témoins de cette œuvre formidable. Cette plongée dans l’histoire d’Yves Saint Laurent s’est déroulée sur plusieurs semaines. Je suis restée enfermée de longues journées dans la pénombre des réserves mais le temps passait vite ! Car rien ne peut remplacer le fait de voir les vêtements et les accessoires de près, pour bien comprendre tous les raffinements des matières, des couleurs, des coupes et la multitude des détails dont les photographies ne peuvent rendre compte avec subtilité. Il était aussi fascinant d’être guidée par l’équipe de la Fondation qui nourrissait cette étude de son discours passionné et de sa connaissance approfondie de l’histoire de la maison. La difficulté, c’est de se retenir de pousser des exclamations sans arrêt afin d’éviter la sensation de se répéter dans le superlatif !

 

Propos recueillis par Diane Charbonneau
Conservatrice des arts décoratifs contemporains, Musée des beaux-arts de Montréal
Commissaire de l’exposition Yves Saint Laurent
Janvier 2008

 

Voir aussi : Galerie photographique
et l’entrevue avec Une première rétrospective sur 40 ans de création