CREATING A MUSEUM FOR GERMAN AND AUSTRIAN ART
[ Activité exclusivement réservée aux membres VIP ]
Le mercredi 22 septembre, à 11 h, en anglais
Par Renée Price, directrice de la Neue Galerie New York
La Neue Galerie a ouvert ses portes
en 2001 sous les acclamations, les
critiques la qualifiant de « superbe »
et de « révélation ». Sa fondatrice et
directrice, Renée Price, présentera une
vue d'ensemble de l'institution et de ses
collections, lesquelles se concentrent
autour de l'art allemand et autrichien des
années 1890 à 1940. Elle parlera également
du développement de l'exposition
Otto Dix et de sa présentation à la
Neue Galerie.
LE PORTRAIT DE L'AVOCAT HUGO SIMONS PAR OTTO DIX :
DU CHEVALET AU MUSÉE, UNE HISTOIRE EXEMPLAIRE
[ Activité exclusivement réservée aux membres VIP ]
Le mercredi 22 septembre, à 13 h 30, en français
Par Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef
du Musée des beaux-arts de Montréal
L'acquisition, l'historique et la provenance
de ce portrait remarquable, aujourd'hui
dans la collection du Musée, témoignent
avec force et éloquence d'un effort
collectif pour construire une collection
et préserver la mémoire du passé.
Au-delà de ce cas d'école, et d'autres
exemples, se pose la question de l'avenir
de ce patrimoine commun, de son
enrichissement et de sa compréhension,
à titre individuel et institutionnel.
OTTO DIX: CRITICAL REALISM BETWEEN THE WORLD WARS
Le jeudi 23 septembre, à 16 h, en anglais
Par Olaf Peters, commissaire de l'exposition et professeur au Département
d'histoire de l'art, Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg, Allemagne
Otto Dix fut probablement le plus important et le plus radical des réalistes allemands
de la première moitié du XXe siècle. Portant sur les thèmes de la guerre et de la
sexualité, tout en accordant une place importante à ses implacables portraits, cette
conférence situera Dix dans le contexte de l'art allemand, le présentant comme
un éminent acteur de la
Neue Sachlichkeit, la « Nouvelle Objectivité ». Elle abordera
également son parcours artistique, marqué autant par l'expressionnisme et le
dadaïsme que par son intérêt pour les maîtres anciens allemands.
LE CINÉMA DE WEIMAR :
MIROIR D'UNE SOCIÉTÉ EN DISSOLUTION
· Le mercredi 29 septembre, à 18 h, en français
· Le mercredi 6 octobre, à 18 h, en anglais
Par Thomas Barcsay, professeur honoraire,
Département d'histoire, Ryerson University, Toronto
Otto Dix a produit quelques-unes de
ses oeuvres les plus choquantes au
temps de la République de Weimar.
C'est précisément à cette époque que le
cinéma allemand était le plus innovateur
et audacieux. Tout comme le faisait Dix,
il provoquait, dans beaucoup de ses
productions, les valeurs fondamentales
de la société bourgeoise. Aucun thème
n'était délaissé, et aucun tabou social
n'échappait à l'examen. Ainsi, le cinéma
de Weimar jouait le rôle d'instrument
du modernisme, par les histoires qu'il
racontait tout comme par les techniques
qu'il utilisait.
SCHÜTZENGRABEN [TRENCH]: DIX'S LOST EPIC PAINTING
Le mercredi 20 octobre, à 18 h, en anglais

Par Philipp Gutbrod, auteur de la
récente biographie
Otto Dix:
The Art of Life et président de Villa Grisebach Auctions, Inc.
Aucun artiste n'est aussi fortement
relié aux événements historiques de
l'Allemagne du XXe siècle qu'Otto Dix.
Privé de son emploi par les nazis,
il a tout de même pu vivre et travailler
assez longtemps pour voir son œuvre
à nouveau célébrée pour sa puissance
d'évocation exceptionnelle. Philipp
Gutbrod étudie l'artiste à travers
son tableau de guerre perdu intitulé
Schützengraben [La tranchée].
L'ALLEMAGNE ANNONCIATRICE DE LA « MODERNITÉ »
SUR FOND DE RIVALITÉS EUROPÉENES
Le mercredi 3 novembre, à 18 h, en français
Par Paul Létourneau, professeur titulaire
d'histoire de l'Allemagne contemporaine,
Université de Montréal
L'historien nous présentera l'Allemagne
tourmentée de l'entre-deux-guerres.
Il réfléchira au rôle déterminant — et fort
mal connu — des Occidentaux dans ce
qui s'est passé là-bas. Il se penchera
également sur le travail d'introspection
particulier de cette société, prédominant
chez les artistes ayant la sensibilité d'un Otto Dix.
CRÉATION ET SUBVERSION : GEORGE GROSZ 1893-1959
Le mercredi 24 novembre, à 18 h, en français
Par Christiane Gosselin, historienne de l'art
L'œuvre de Grosz constitue une autre
facette de la Nouvelle Objectivité, une
réponse cynique d'un réalisme cru à
la crise morale et sociale que traverse
l'époque. Ses images apocalyptiques
ou caricaturales dénoncent de manière
corrosive l'Église, l'armée et le capitalisme
triomphant. L'art chez Grosz est utilisé
comme une arme face à la violence
inhérente à la guerre, comme moyen
de lutte politique. Souvent condamné,
déchu de sa citoyenneté, Grosz fut
exposé avec les artistes « dégénérés ».
OTTO DIX: TACKLING THE THIRTIES
Le mercredi 1er décembre, à 18 h, en anglais
Par Catherine MacKenzie, professeure d'histoire de l'art, Université Concordia
Comment Otto Dix, dont l'oeuvre avait
probablement choqué les autorités
de Weimar plus que celle de n'importe
quel autre artiste resté en Allemagne
pendant les années 1930, a-t-il négocié
son rôle de faiseur d'images dans
cette décennie marquée par une
réglementation croissante du monde
de l'art par les nationaux-socialistes?
A CRUEL EYE: OTTO DIX'S PORTRAITURE
Le mercredi 8 décembre, à 18 h, en anglais
Par Kathryn Simpson, doctorante,
Département d'histoire de l'art, Université Concordia
L'artiste allemand Otto Dix est associé au mouvement de la
Neue Sachlichkeit,
la « Nouvelle Objectivité »; et pourtant, ses portraits sont tout sauf objectifs.
Avec son œil impitoyable, Dix produit des images qui nous en disent tout
autant sur sa propre perception du chaos et du pourrissement de la République
de Weimar que sur les sujets eux-mêmes.
TRANSGRESSER LES TABOUS
Le mercredi 15 décembre, à 18 h, en français
Par Constance Naubert-Riser, professeure
honoraire, Département d'histoire de
l'art et d'études cinématographiques,
Université de Montréal
Durant les années 1920, Otto Dix fait
le procès de la République de Weimar
et de l'effondrement des valeurs morales
consécutif à la défaite de l'Allemagne.
Il s'attaque à l'Idéal séculaire de l'art —
la Beauté — pour lui substituer la laideur
de la réalité. À première vue, une image
négative de la femme se dégage de sa
production. Elle a engendré de nombreux
débats qu'il convient de souligner.