Tiffany
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TIFFANY & CO., NEW YORK: L'ENTREPRISE FAMILIALE

La maison Tiffany & Co., entreprise réputée de joaillerie et d'argenterie fondée à New York par Charles L. Tiffany, ne doit pas être confondue avec les verreries et les firmes de décoration exploitées par Louis C. Tiffany, son fils. L'éducation de Louis dans le domaine des arts décoratifs a commencé dans le magasin familial, situé à l'angle de Union Square et de la 15e Rue, qui offrait un large éventail d'articles de luxe, de la porcelaine de Sèvres au verre vénitien.

Un chroniqueur ébloui qualifia ce magasin en 1875 de « véritable musée ». Le jeune Tiffany pouvait y admirer l'éclat scintillant des pierres précieuses ainsi que des pièces de verre importées d'Angleterre (Webb & Sons), de France (Émile Gallé) ou d'Italie (Salviati), qui étaient semblables aux pièces réunies dans cette salle. Son intérêt fut encouragé par le responsable de la création de Tiffany & Co., Edward C. Moore, dont l'argenterie d'inspiration japonaise ou mauresque avait reçu de nombreux prix dans les expositions internationales. Louis C. Tiffany a finalement bâti sa propre entreprise, mais même s'il n'a jamais travaillé avec son père, décédé en 1902, le soutien financier de celui-ci et le nom de Tiffany ont joué un rôle déterminant dans sa carrière.



TIFFANY, PEINTRE ET DÉCORATEUR

« J'ai beaucoup réfléchi à l'art décoratif et j'ai décidé d'en faire
ma profession. Je crois que l'art décoratif offre davantage de
possibilités que la peinture... »
  - Louis C. Tiffany, 1879

Louis C. Tiffany se destine d'abord à la peinture, étudiant à New York, puis à Paris en 1868-1869, où il est influencé par les peintres orientalistes français. Un voyage en Afrique du Nord en 1870 confirme son goût pour les décors et les riches couleurs du Maroc, de l'Algérie ou de la Tunisie. Tiffany présente ses tableaux et ses aquarelles dans de nombreuses expositions américaines et internationales, et il reçoit les éloges de la critique pour ses sujets d'inspiration orientale et son sens de la couleur. Son appartement et son atelier du Bella Apartments au 48, 26e Rue est, à New York, sont la vitrine de ses talents d'artiste mais aussi de décorateur, donnant une nouvelle orientation à sa carrière.

Tiffany fonde alors sa propre entreprise de décoration intérieure et reçoit des commandes de clients prestigieux, tels que le magnat du sucre Henry O. Havemeyer, l'écrivain Mark Twain et même le président des États-Unis, Chester A. Arthur, pour qui il redécore la Maison Blanche en 1882. Son entreprise répond à tous les besoins en matière de décoration, depuis le papier peint jusqu'au mobilier, faisant dans ces intérieurs une place de plus en plus grande au verre : des vitraux et des lampes, mais aussi des mosaïques de verre, ou des écrans de cheminée qui sont de véritables filigranes métalliques incrustées de « cabochons » de verre.



TIFFANY À PARIS

En 1894, le marchand parisien d'art japonais Siegfried Bing visite les ateliers et la résidence de Tiffany à New York. Impressionné par son travail, Bing devient l'agent exclusif de Tiffany en Europe. Dans le but de rapprocher les beaux-arts et les arts décoratifs, Bing commande à Tiffany une série de vitraux réalisés d'après les cartons de onze artistes français : Albert Besnard, Pierre Bonnard, Maurice Denis, Henri-Gabriel Ibels, P. A. Isaac, Paul Ranson, Kerr-Xavier Roussel, Paul Sérusier, Henri de Toulouse- Lautrec, Félix Vallotton et Édouard Vuillard. Ces vitraux sont d'abord présentés au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris en avril 1895, puis en décembre de la même année à l'exposition inaugurale de la galerie de Bing, L'Art Nouveau, qui donnera un nom au style de cette époque. Seuls trois vitraux issus de cette commande nous sont parvenus, et de ceux-ci, celui dessiné par Toulouse-Lautrec, exposé ici, est le seul qui soit conservé dans un musée. Bing a joué un rôle considérable dans la diffusion des oeuvres de Tiffany en Europe, vendant ses verres au musée des Arts décoratifs de Paris, au musée Galliera et au musée du Luxembourg, mais aussi aux musées et collectionneurs



LA FASCINATION DU VERRE

Les voyages qu'avait faits Tiffany dans sa jeunesse lui avaient donné l'occasion d'apprécier les riches tonalités des mosaïques de verre byzantines, ou encore du verre coloré dans la masse qu'on utilisait dans les vitraux du Moyen Âge. Il s'émerveillait même de la diffusion de la lumière à travers le verre imparfait des vieilles bouteilles de bordeaux. Tiffany était curieux d'expérimenter ce matériau changeant, dont la couleur et l'éclat se modifient sous l'effet de la lumière naturelle ou artificielle. Après avoir travaillé pendant plusieurs années avec des verriers commerciaux, il réussit enfin en 1892-1893 à construire son propre four, placé sous la direction du verrier anglais Arthur J. Nash. Celui-ci apportait son expertise des techniques de fabrication du verre, dont il maîtrisait bien les aspects chimiques, et il créa chez Tiffany le verre « Favrile » (du latin fabrilis, qui signifie « fait à la main »). Les vases et les coupes réunis dans cette salle furent parmi les premières pièces en verre soufflé sorties des ateliers de Tiffany.

Tiffany était enchanté par les effets imprévus, accidentels, que le travail de ses verriers permettait d'obtenir. Comme l'expliquait un journaliste du New York Times en 1894 : « Certaines des pièces sont l'oeuvre d'un seul souffleur de verre, d'autres sont l'oeuvre de deux et même de trois souffleurs. Lorsque plusieurs couleurs sont combinées, les ouvriers doivent être prêts, chacun tenant une masse de verre liquide de la couleur appropriée, et saisir l'instant précis où il faut aider les maîtres verriers qui ont commencé la pièce. De cette manière les couleurs s'entremêlent parfaitement et sans démarcations, se liant l'une à l'autre comme si un seul souffleur avait exécuté l'oeuvre d'une seule venue. »

Dans son verre Favrile, Tiffany a su marier des traditions anciennes à une approche originale et expérimentale qui plaçait son art sous le signe du siècle nouveau.



LES ATELIERS DE TIFFANY

« Pour obtenir l'union parfaite de toutes ces branches d'industrie, un seul moyen s'était offert à Tiffany : la fondation d'une grande officine d'art, d'un vaste établissement central, groupant sous un seul toit une armée d'artisans de tous métiers, tous appliqués à donner corps aux conceptions mûrement élaborées d'une groupe d'artistes dirigeants, - eux-mêmes unis dans un commun courant d'idées. »
  - Siegfried Bing, 1894

C'est en ces termes que le marchand parisien de Tiffany, Siegfried Bing, décrivait en 1894 les ateliers de la Tiffany Glass and Decorating Company. La grande entreprise dirigée à cette époque par Tiffany était chargée non seulement de ses commandes de décoration intérieure mais aussi de la production de ses vases en verre et de ses vitraux. Sa firme avait réuni des ateliers et une salle d'exposition dans un groupe de bâtiments occupant le 333- 335 de la 4e Avenue, à l'angle de la 25e Rue, à New York. En 1892-1893, l'inauguration d'une manufacture de verre où il possédait enfin ses propres fours, à Corona, dans Long Island, avait marqué un tournant dans la production verrière de Tiffany. Dirigée par Arthur J. Nash, qui avait travaillé à Stourbridge, en Angleterre, cette manufacture produisait aussi bien le verre plat que le verre soufflé. Nash fut également le cerveau des opérations liées à la fabrication du verre au sein de la firme ; il mit au point le célèbre verre irisé de Tiffany et les techniques complexes de fabrication de vases enrobés d'une couche de verre transparent.

Louis C. Tiffany supervisait toutes les activités de l'entreprise, ses conceptions artistiques et ses idées nourrissant l'inspiration des nombreux artistes et artisans qui travaillaient dans ses ateliers. Il est rare que les noms de ceux-ci soient mentionnés dans les catalogues de la firme, à l'exception de Frederick Wilson ou de collaborateurs externes. Wilson avait reçu sa formation d'artiste verrier en Angleterre; il joua un rôle de premier plan auprès de Tiffany et contribua pour une large part au succès de ses vitraux. Ayant commencé à travailler pour Tiffany vers 1893, il fut le chef de son atelier d'art jusqu'à son départ de la firme vers 1920. Doué pour le dessin et possédant une excellente connaissance de l'iconographie chrétienne, il savait créer des figures élégantes aux vêtements fluides que mettait si bien en valeur le verre drapé de Tiffany. Les vitraux montréalais ont été créés par Wilson et deux autres dessinateurs de son équipe, Edward Peck Sperry et Thomas Calvert. Parmi les artistes verriers de Tiffany figuraient aussi des femmes, notamment Agnes Northrop qui se spécialisait dans les motifs floraux et les paysages.

La production de lampes prit beaucoup d'importance dans les activités de la firme autour de 1898 et fut pendant de nombreuses années le domaine de l'atelier féminin de coupe du verre, à Manhattan, que dirigait Clara Driscoll. Pendant près de seize ans, celle-ci fut responsable d'une équipe comptant jusqu'à trente-cinq jeunes femmes. Au départ, elles choisissaient et découpaient les pièces destinées aux vitraux et aux mosaïques de verre, mais à partir de 1903 elles travaillèrent principalement sur les abat-jour en vitrail et les petits objets décoratifs ornés de verre. La correspondance de Clara Driscoll récemment découverte a révélé que celle-ci avait elle-même dessiné certaines des lampes devenues des icônes de la production de Tiffany, entre autres les lampes Wisteria et Cobweb. Les pieds en bronze de ces lampes étaient fabriqués par l'atelier de métal de Tiffany, voisin des fours de Corona.

En 1905, la firme entre-temps rebaptisée Tiffany Studios s'établissait plus au nord, au 347-355 de Madison Avenue, à l'angle de la 46e Rue. Elle conserva cette adresse jusqu'en 1932, lorsque les Studios firent faillite.



LA FABRICATION D'UN VITRAIL

Les étapes de la fabrication d'un vitrail chez Tiffany n'étaient pas très différentes des pratiques établies plusieurs siècles auparavant. Un premier projet à échelle réduite était réalisé à l'aquarelle, et une fois acceptée par le client et par Tiffany, l'esquisse était reprise sous la forme d'un dessin grandeur nature, le carton. Des traits épais indiquaient le tracé du réseau de plombs entre les pièces de verre. On réalisait, à partir de ce premier carton, un carton de coupe qui était taillé en « calibres » à la forme exacte des pièces de verre. Puis ces calibres étaient fixés au moyen de cire à un grand panneau de vitre, le « chevalet », que l'on adossait à une fenêtre servant de source de lumière. Le réseau de plombs était peint en noir sur la vitre. On choisissait ensuite les pièces de verre parmi un large inventaire, ce qui exigeait un sens plus aigu de l'esthétique du vitrail. Après avoir trouvé la pièce qui convenait, un assistant de l'atelier le découpait. Chaque pièce était alors substituée au calibre de carton sur le chevalet de vitre. Le vitrail passait ensuite aux peintres sur verre, chargés de peindre à l'émail les visages, les bras et les jambes. La dernière étape du travail revenait au verrier, qui assemblait les pièces de verre à l'aide de baguettes de plomb.

TYPES  DE  VERRE

Verre strié
Ce verre était obtenu en prenant à la louche des couleurs différentes dans deux ou plusieurs pots, en les mélangeant sur le « marbre » (nom donné par les verriers à la surface en fer sur laquelle ils travaillent) puis en traçant dans ce mélange en fusion, au moyen d'une longue tige de fer, des stries. Ce verre multicolore était particulièrement apte à produire des effets picturaux, par exemple pour évoquer des ciels chargés de nuages.

Verre moucheté ou « tacheté »
Le verre moucheté ou « tacheté » avait été mis au point par Tiffany. Il était le résultat d'une cristallisation provoquée par l'ajout de fluorine, le passage du rouleau sur le verre en fusion faisant varier la taille et la densité des taches.

Verre peigné
Ce verre, mis au point tout spécialement pour rendre les ailes des anges représentés dans les vitraux, fut aussi utilisé pour les détails des végétaux, notamment les pétales de fleurs. Sa texture était obtenue en travaillant au rouleau, sur le marbre, la feuille de verre en fusion.

Verre bariolé
Après avoir déposé des filets de verre de couleur sur le marbre, il fallait y presser la feuille de verre en fusion au moyen d'un rouleau ; les filets de verre s'incorporaient alors à la surface de la feuille. Ce type de verre, employé pour évoquer les nervures des feuilles aussi bien que le mouvement du feuillage, n'est pas sans rappeler l'écriture gestuelle de l'expressionnisme abstrait.

Verre drapé
Pour fabriquer le verre drapé, également créé par Tiffany, on formait dans la feuille de verre en fusion, au moyen de palettes, des plis et des froissements. Ce verre, employé pour donner du volume aux plis des étoffes ou aux pétales texturés des fleurs, avait en outre pour effet d'accentuer la modulation de la lumière.

Verre martelé
La feuille de verre en fusion était laminée entre des rouleaux texturés produisant à la surface un effet martelé. Ce verre laissant passer une lumière diffuse était souvent superposé, dans les vitraux, à une ou plusieurs couches de verres différents pour renforcer l'illusion d'éloignement.

Cabochons
Les petits blocs de verre appelés « cabochons » étaient généralement fabriqués dans des moules en fonte où le verre pâteux était pressé par un poinçon. À l'origine, ces cabochons consistaient en de simples éclats de verre aux facettes scintillantes, tels ceux que l'on voit dans le vitrail « abstrait » du Bella Apartments.

Turtlebacks
Les plaques de quatre pouces sur six à la face bombée qu'on appelait turtlebacks (carapaces de tortue) étaient un autre type de verre moulé-pressé produit par la firme de Tiffany. Elles étaient principalement destinées aux lampes.

Verre ondulé
Le verre ondulé était façonné sur une table roulante surmontée d'un rouleau dont le mouvement était un peu plus rapide que celui de la table. L'effet ondulé ainsi obtenu pouvait suggérer la surface de l'eau, mais aussi le relief.

Verre fracturé ou « confetti »
Pour fabriquer le verre fracturé, il fallait piler des verres soufflés très minces, disperser les éclats sur le marbre et les noyer dans le verre en fusion. Ces fragments multicolores aux formes irrégulières pouvaient produire des effets visuels très complexes, parfaits notamment pour représenter les feuillages.



VITRAUX

« S'il est un art qui a été développé ici et qui porte la marque
du génie américain, c'est bien celui de la fabrication du vitrail
ornemental et figuré. »
  - Louis C. Tiffany, 1893.

La fabrication des vitraux devint chez Tiffany une entreprise énorme et une manne financière, capable de soutenir toutes les autres activités de sa firme. Ses équipes de dessinateurs et d'artisans ont créé dans ses ateliers des centaines de vitraux, qui ont été installés dans des édifices religieux et institutionnels et des résidences privées partout aux États-Unis, et même à l'étranger. La série de vitraux exposée ici a été réalisée pour l'église presbytérienne américaine de Montréal, à l'époque où la production de Tiffany avait atteint un sommet tant au point de vue de la qualité que de l'innovation. Les vitraux de Tiffany se distinguent par l'emploi abondant du verre opalescent, dont les infinies variations de couleur et de translucidité ne trouvaient à l'époque aucun équivalent dans les vitraux européens. Ils diffèrent en outre de ces derniers par une utilisation restreinte de l'émail et l'originalité de leurs textures.



L'INSPIRATION DE LA NATURE

« Ici, ce qu'il [Tiffany] voulut, c'était le calme discret des tons semi-opaques, où se dissimulaient, mélangés à la pâte, de fines nervures, des filaments, des traînées de couleurs, pareils aux délicates nuances observées dans la peau d'un fruit, dans le pétale d'une fleur, les veines des feuilles d'automne. Et sous le doigté de l'artiste naissaient des courges, des élégances de tiges flexibles, des calices entr'ouverts qui, sans copier servilement la nature, prirent l'allure imprévue des formes librement écloses. »
  - S. Bing, La Culture artistique en Amérique, 1896

Les sources d'inspiration de Tiffany sont très diversifiées, mais par-dessus tout il encourage ses artistes verriers à observer les formes naturelles – par exemple, les stries irrégulières des pierres, l'irisation bleue et verte des plumes de paon, les filets diaphanes des toiles d'araignées ou des ailes de libellules. Les jardins de ses maisons de campagne reflètent son amour de la nature, notamment ceux de Laurelton Hall, sa résidence de Long Island construite entre 1903 et 1905. Il n'est pas étonnant que certains des premiers vases en verre de Tiffany soient des « vases fleurs », dont la tige naissant de la forme bulbeuse du pied s'élance vers le haut pour finalement s'épanouir avec grâce, image évocatrice de l'énergie vitale de la nature. De même, les glycines mauves et les magnolias blancs deviennent-ils la signature des vitraux et des lampes de Tiffany. Ces motifs floraux sont souvent créés par des femmes talentueuses, comme Clara Driscoll et Agnes Northrop, qui travaillent dans l'ombre sous l'aile de Tiffany.



LA DISPARITION DE LA FIRME

À la mort de son père, en 1902, Tiffany hérite d'une participation majoritaire dans la maison Tiffany & Co. et prend en charge la direction artistique de l'entreprise. Mais à cette époque, il est très occupé par la construction de Laurelton Hall, sa résidence de Long Island qui deviendra la vitrine de son oeuvre et de ses collections. En 1918, il crée la Louis Comfort Tiffany Foundation, à laquelle il donne le domaine de Laurelton Hall et ses collections pour en faire un musée et une école destinée aux jeunes artistes. Malgré la faillite des Tiffany Studios en 1932 et la mort de Tiffany en 1933, la fondation continuera d'accueillir des artistes en résidence pendant quelques années, mais en 1946 une grande partie des collections de Laurelton Hall sera mise aux enchères. Les Tiffany Studios sont fermés depuis plus de dix ans déjà, et le verre de Tiffany n'a plus la faveur du grand public. En 1957, l'incendie qui détruit Laurelton Hall sonne le glas de l'empire Tiffany.

Il faudra attendre la fin des années 1950 pour que l'oeuvre de Tiffany soit enfin réhabilitée. À la lumière des tendances artistiques contemporaines, sa démarche expérimentale apparaît alors tout à fait novatrice, et ses oeuvres feront l'objet d'un regain d'intérêt spectaculaire sur le marché de l'art au cours des décennies suivantes. Plusieurs expositions récentes ont ramené le nom de Louis C. Tiffany sous le feu des projecteurs, un public sans cesse élargi se laissant subjuguer par l'originalité, le mystère et les couleurs éblouissantes du verre de Tiffany.







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Entête : Louis C. Tiffany (1848-1933), dessin attribué à Clara Driscoll (1861-1944), Lampe Dragonfly (détail), avant 1906-vers 1920,
Richmond, Virginia Museum of Fine Arts, gift of Sydney and Frances Lewis. Photo Katherine Wetzel © Virginia Museum of Fine Arts

Titre de gauche et image de fond : Louis C. Tiffany (1848-1933), Dessin de Frederick Wilson (1858-1932), L'Ange de la Résurrection (détail),
Vers 1904-1905, Collection du Musée des beaux-arts de Montrdéal, Photo MBAM