Dates :
Lieu de rencontre :
Durée : 9h 30
En français
Conférences
Festival Le Monde

Peut-on composer avec un « allié » américain à la gouverne irrationnelle ?

10 h à 11 h 30 – Salle Bourgie

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Que faire lorsque votre principal allié ne respecte ni sa parole ni sa signature et qu’il vous traite à l’occasion plus mal qu’un ennemi ? Deux ans et demi après son arrivée au pouvoir, Donald Trump reste toujours aussi imprévisible… ou peut-être trop prévisible, avec l’unilatéralisme assumé de sa politique de l’Amérique d’abord. Gérer Trump est un casse-tête… Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en a fait l’amère expérience lors du G7 de Malbaie en 2018, où le président américain s’est retiré du communiqué final qu’il venait de signer. Emmanuel Macron a fait, lui, le pari de miser à fond sur un lien personnel, même s’il n’a pas réussi à convaincre son homologue américain de ne pas quitter l’accord sur le climat ou celui sur le nucléaire iranien.

Modérateur : Marc Semo

Intervenants :

Élisabeth Vallet – Directrice de l’Observatoire de géopolitique de l’UQAM et professeure associée au Département de géographie de l’UQAM

Élisabeth Vallet est titulaire d’un doctorat en droit public de l’Université Pierre-Mendès-France. Ses travaux portent sur le système politique et les élections américaines, de même que sur le sujet des frontières. Outre ses recherches, Vallet a écrit plusieurs ouvrages sur ces différentes questions et intervient fréquemment dans les médias. Désireuse de partager son expertise, elle est chroniqueuse pour Radio-Canada et pour Le Devoir depuis 2014. Elle a reçu en 2017 le prix Richard Morrill Outreach Award de l’Association des géographes américains. 

Michel Duclos – Diplomate et ancien ambasseur à Damas

Diplomate, ancien ambassadeur à Damas, Michel Duclos est aujourd’hui conseiller spécial à l’Institut Montaigne. Il est notamment l’auteur  de  La Longue Nuit syrienne (Editions de l’Observatoire, 238 pages, 19 euros), où il  livre une analyse implacable de l’impuissance occidentale face au conflit syrien.

Le « surtourisme », une plaie pour les villes et le patrimoine

10 h à 11 h 30 – Auditorium

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La concentration touristique sur une poignée de sites mondialisés sera l’un des graves problèmes du siècle à venir. S’il y avait 525 millions de visiteurs en 1995, il y en aura près de 2 milliards en 2030. 95 % d’entre eux se rendent dans les mêmes lieux situés sur moins de 5 % de la planète. Au-delà de l’aspect lucratif, certains dénoncent une menace pour la qualité de vie des habitants, pour les sites, les monuments et les musées. C’est le cas à Venise, à Barcelone, à Paris, à Athènes et à Amsterdam, mais aussi pour des sites comme le Machu Picchu, au Pérou, le mont Blanc, en France, ou sur l’île de Pâques, au Chili. Que faire pour respecter les principes de développement durable ? Les solutions restent timides : quotas de visiteurs, freins pour tours opérateurs, taxes spécifiques, mise en cause d’Airbnb… Reste qu’il est difficile de concilier la protection de l’environnement et le désir mondialisé de découverte.

Modérateur : Michel Guerrin

Intervenants :

Fabien Durif – Professeur titulaire et vice-doyen à la recherche à l’ESG UQAM et directeur de l’Observatoire de la consommation responsable

Fabien Durif (Ph.D.), Professeur titulaire et Vice-doyen à la recherche à l’ESG UQAM, il dirige l’Observatoire de la consommation responsable, une cellule d’études et de veille stratégique sur la consommation responsable, et le GreenUXlab – Laboratoire FCI de recherche en nouvelles expériences utilisateurs et en écoresponsabilité. Spécialisé dans les nouvelles tendances de consommation, il diffuse des études reconnues dans le domaine comme le Baromètre de la consommation responsable au Québec ou l’Indice Kijiji de l’économie de seconde main.

Martin Soucy – Président-directeur général chez Alliance de l’industrie touristique du Québec

Depuis 2016, Martin Soucy est président-directeur général de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Il est un acteur-clé du développement de l’offre touristique québécoise. Il est détenteur d’un baccalauréat en administration des affaires d’HEC Montréal et d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’UQAM. Il a vingt-cinq années d’expérience à la tête d’organisations privées et publiques. Il a notamment eu le privilège de diriger la destinée du réseau des parcs nationaux du Québec au sein de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Delphine Bürkil – Mairesse du 9e arrondissement de Paris et conseillère régionale d’Île-de-France

Figure montante de la politique à Paris, Delphine Bürkli est mairesse de l’emblématique 9e arrondissement, aussi touristique qu’industrieux et donc au cœur des tensions qui parcourent la Ville lumière : bordé au sud par les Grands Boulevards (opéra, théâtres, grands magasins), à l’ouest par le riche et bourgeois 8e arrondissement (Champs-Élysées) et au nord par la Butte Montmartre, un site menacé par le « surtourisme ». Elle a conquis cet arrondissement en 2014 sous l’étiquette Les Républicains (droite). Elle vient de se rallier à la candidature du macroniste Benjamin Griveaux (LREM) pour les municipales de 2020. Elle est également conseillère régionale d’Île-de-France.

Mélanie Paul-Hus

Mélanie Paul-Hus est titulaire d’un baccalauréat en Communications – profil Journalisme de l’Université du Québec à Montréal. C’est en 2007, après un mandat à la Direction de la promotion de Tourisme Québec qu’elle rejoint l’équipe de Atout France, l’agence de développement touristique et opérateur de l’État français. D’abord chargée des relations de presse et des éditions au Canada, elle est appelée à assumer de nouvelles responsabilités au sein de l’agence jusqu’à ce que la direction du bureau montréalais lui soit confiée à l’été 2017. Sa mission lui a permis depuis d’accompagner de nombreuses destinations françaises dans leurs réflexions stratégiques par rapport à la promotion qu’elles mènent au Québec et au Canada, dans le contexte d’un secteur en plein essor.

 

Est-ce aux politiques de dire le beau ?

12 h à 13 h 30 – Salle Bourgie

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À la suite de l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame à Paris, en avril dernier, le président Emmanuel Macron a défini, avant les experts, un cadre précis pour la rénovation. Il a ravivé une question sensible : qui a le pouvoir de décider dans la culture, de dicter le goût, de nommer des artistes ? Est-ce au propriétaire d’un lieu, à celui qui le finance ? En fonction des pays et des cultures, la réponse varie. Elle se joue entre les responsables politiques, les spécialistes, les conseils d’administration, les mécènes ou entreprises privées, les populations. Comment trouver le meilleur équilibre entre ces différents acteurs, entre choix esthétiques et efficacité économique ? La réponse dépend-elle du secteur concerné – patrimoine ou création, musée ou théâtre ?

Modérateur : Michel Guerrin

Intervenants :

Nathalie Bondil – Directrice générale et conservatrice en chef du MBAM

Française et Canadienne, Nathalie Bondil est directrice générale et conservatrice en chef du MBAM depuis 2007. Elle est la première femme à diriger cette institution. Diplômée en histoire de l’art de l’École du Louvre et de l’institut national du Patrimoine, à Paris, elle a commencé sa carrière en France. Sa vision engagée et novatrice a fait doubler la fréquentation du MBAM avec plus d’un million de visiteurs par année. Elle a ouvert l’institution à la multidisciplinarité avec la musique, la mode et le cinéma, mais aussi l’art-thérapie, la santé et l’éducation… Sous sa gouverne, le Musée a créé deux pavillons, enrichi de quelques 10 000 oeuvres.  Elle est vice-présidente du Conseil des arts du Canada.

Dinu Bumbaru – Architecte et directeur des politiques pour Héritage Montréal

Dinu Bumbaru est bachelier en architecture de l’Université de Montréal et a poursuivi des études en conservation en Italie et en Angleterre. A titre d’expert, il a mené plusieurs missions d’évaluation et de reconstruction en zones de guerre ou sinistrées, et conseille plusieurs autorités nationales et métropolitaines. Directeur des politiques pour la fondation Héritage Montréal depuis 1982, M. Bumbaru siège à plusieurs comités locaux et internationaux comme l’ICOMOS, le Conseil international des monuments et des sites, dont il fut Secrétaire Général. Il a reçu de nombreuses distinctions dont le Prix du Québec et l’Ordre du Canada. Dans un Québec où le patrimoine est peu défendu par la force publique, Dinu Bumbaru est une voix qui compte.

Jean-Jacques Aillagon – Ancien ministre de la Culture et ancien président de l’établissement public du musée et du domaine de Versailles, directeur général de Pinault Collection

Jean-Jacques Aillagon est un acteur majeur de la culture en France, menant une carrière à la fois dans le public et le privé – ce qui est rare. Proche de Jacques Chirac, il a été directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, président du Centre Pompidou, ministre de la Culture, entre 2002 et 2004, puis président du château de Versailles et président des Arts décoratifs. Ministre, il a favorisé l’autonomie de grands musées et fait voter une loi sur le mécénat qui a dynamisé les dons et facilité la création de fondations privées. Aillagon est aujourd’hui conseiller spécial de l’industriel François Pinault, à la tête de l’une des plus importantes collections d’art au monde, exposée à Venise, dont une partie devrait être présentée à partir de l’été 2020 dans l’ancienne Bourse du commerce, au centre de Paris.

Claude Provencher – Architecte et cofondateur de Provencher_Roy

Claude Provencher est architecte et cofondateur de la firme Provencher_Roy, membre de l’Académie royale des arts du Canada (RCA), et membre de l’Institut royal d’architecture du Canada. Très impliqué dans la profession, il a siégé au comité des avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec et au Comité consultatif de l’urbanisme, du design et de l’immobilier de la Commission de la capitale nationale, à Ottawa. Considérant l’architecture dans une perspective plus large que la simple production de bâtiments, il vise à doter les villes de projets structurants et intégrés au cadre urbain, dans le respect de leur identité.

 

La vérité journalistique existe-t-elle ?

12 h à 13 h 30 – Auditorium

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Que sont les faits véritables devenus ? À l’ère de la surabondance d’informations, les faits sont désormais l’objet de contestations diverses, malmenés au détour par un vent politique sifflant les « fake news ». Comment faire vivre le débat démocratique dans des pays où plus de la moitié de la population ne s’informe que par le truchement des réseaux sociaux et où l’opinion s’amalgame dans l’esprit des citoyens avec les faits réels ?

Modérateur : Brian Myles

Intervenants :

Pierre Trudel – Pierre Trudel – Professeur en droit de l’information à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et chroniqueur au journal Le Devoir

Pierre Trudel est professeur de droit à l’Université de Montréal et chroniqueur au journal Le Devoir.  En 1986-1988, il a été directeur de la recherche du Groupe de travail fédéral sur la politique de radiodiffusion. En 2018, il a été nommé par le ministère de l’industrie et le ministère du patrimoine au groupe d’experts sur la révision des lois sur les télécommunications et de la radiodiffusion. Ses récentes publications portent sur la faute journalistique, les fausses nouvelles, le droit à l’image, et le statut des moteurs de recherche.

Sylvain Lafrance – Professeur associé à HEC Montréal, directeur du Pôle médias d’HEC Montréal et de la revue Gestion

Sylvain Lafrance est titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’École nationale d’administration publique. Sa longue expérience auprès de la société d’État Radio-Canada a fait de lui un chef de file reconnu en matière de communication, au Canada comme à l’international. Il devient en 2012 le directeur du Pôle médias d’HEC Montréal, où il enseigne également. Au cours de sa carrière, il a reçu entre autres les titres de chevalier de l’Ordre des arts et des lettres, de chevalier de la Légion d’honneur et de membre de l’Ordre du Canada.

Myriam Revault d’Allonnes – Philosophe française

Philosophe, professeure émérite à l’École pratique des hautes études, chercheuse associée au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), et collaboratrice de la revue Esprit, Myriam Revault d’Allonnes est spécialiste de l’œuvre et de la pensée d’Hannah Arendt. Ses trois derniers ouvrages sont Le miroir et la scène. Ce que peut la représentation politique (Seuil, 2016), La politique expliquée à nos enfants (Seuil, 2017) et La Faiblesse du vrai (Seuil, 2018).

Gérald Bronner – Sociologue français, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot

Gérald Bronner est professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot. Auteur d’un « Que sais-je ? » intitulé L’Incertitude (PUF, 1997), il est spécialiste des thèses complotistes et des croyances collectives. N’hésitant pas à faire polémique – il se range plutôt aux côtés de sociologues comme Raymond Boudon ou Dominique Schnaper, loin des thèses sur le déterminisme social de Pierre Bourdieu –, il a écrit de nombreux ouvrages parmi lesquels L’Empire des croyances (PUF, 2003), La Démocratie des crédules (PUF, 2013) et Déchéance de rationalité (Grasset, 2009).

 

Comment réinventer la famille à l’heure de l’égalité des sexes ?

14 h à 15 h 30 – Salle Bourgie

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Qu’est-ce qu’une famille moderne ? Alors qu’en France, le concept de « charge mentale » commence à peine à se populariser et que le congé de paternité est toujours limité à onze jours, de l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, les congés parentaux sont partagés et les tâches domestiques mieux réparties. En même temps, partout dans les sociétés occidentales, le schéma familial classique est remis en cause, avec la banalisation de la famille recomposée et la reconnaissance accrue des familles homoparentales. Comment l’évolution du schéma familial redéfinit-elle la place des hommes et des femmes en son sein et transforme la façon dont nous éduquons les enfants ? Dans quelle mesure la répartition des rôles et des charges dans une famille modifie-t-elle les rapports entre hommes et femmes dans le reste de la société ? Pour en débattre, nous invitons deux sociologues spécialistes de la famille, Diane Pacom (Québec) et Irène Théry (France), ainsi que l’essayiste Samuel Archibald (Québec).

Modératrice : Violaine Morin

Intervenants :

Diane Pacom – Sociologue et professeure émérite au Département de sociologie, Université d’Ottawa

Diane Pacom étudie les phénomènes sociaux et la réalité sociale des jeunes depuis plus de trente ans. Fréquemment sollicitée pour s’exprimer à la radio et à la télévision, elle donne également des conférences à des professionnels de l’éducation. Au cours des dernières années, Pacom s’est intéressée aux effets qu’a l’environnement numérique sur les rapports intergénérationnels.

Samuel Archibald – Professeur de littérature à l’UQAM, écrivain, scénariste et essayiste

Samuel Archibald est docteur en sémiologie et professeur au Département de littérature de l’UQAM, où il enseigne différents genres romanesques et la culture populaire contemporaine. Il remporte plusieurs prix pour sa première œuvre de fiction, parue en 2012. Archibald a été chroniqueur à l’émission Médium large de Radio-Canada et animateur de Pop-en-stock. Il a produit au cours de sa carrière des recueils de textes, des essais et une pièce de théâtre, et a coscénarisé une websérie.

Irène Théry – Sociologue, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales Sociologue, spécialiste de la famille et de la vie privée

Irène Théry est l’auteure de nombreux ouvrages sur le masculin-féminin et l’égalité des sexes, la parentalité et la filiation. Engagée dans le débat public tout au long de sa carrière, elle s’intéresse notamment aux questions de filiation à l’heure de la procréation médicalement assistée. Elle est membre du conseil scientifique de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH). 

 

Après la vague de #moiaussi, qu’est-ce qui a changé ?

14 h à 15 h 30 – Auditorium

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Les dénonciations de harcèlement et d’inconduite sexuelle provoquées par le mouvement #moiaussi ont permis de mettre au jour un phénomène d’une ampleur insoupçonnée. Les révélations ont favorisé la naissance d’un dialogue autour du harcèlement sexuel, mais aussi la mise en place d’actions concrètes pour endiguer et prévenir le problème. Mais est-ce bien le cas ?

Modératrice : Isabelle Porter

Intervenants : 

Sandrine Ricci – Sociologue et chargée de cours en études féministes à l’UQAM

Sandrine Ricci est sociologue et chargée de cours à l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM. Elle a été cochercheuse dans l’équipe ESSIMU à l’origine d’un rapport sur les violences sexuelles en milieu universitaire publié en 2016. Elle a par ailleurs publié le livre Avant de tuer les femmes, vous devez les violer ! Rwanda : rapports de sexe et génocide des Tutsi en 2014.

Véronique Hivon – Avocate et femme politique, députée de Joliette à l’Assemblée nationale du Québec pour le Parti Québécois

Véronique Hivon est une femme politique québécoise, députée de Joliette à l’Assemblée nationale depuis 2008. Elle est diplômée en droit civil et en common law de l’Université McGill, en plus de détenir une maîtrise en analyse et planification de politiques sociales de la London School of Economics and Political Science de Londres. Elle a œuvré comme chercheuse, conseillère politique et avocate, avant de se lancer en politique sous l’égide du Parti québécois. Sous Pauline Marois, Mme Hivon a occupé le poste de ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, où elle a notamment piloté le dossier de Mourir dans la dignité. Après avoir proposé l’idée d’un tribunal spécialisé en violences sexuelles et conjugales, elle siège au comité d’experts mis en place par le gouvernement sur ces questions.

Astrid de Villaines – Journaliste politique et auteure française

Astrid de Villaines est journaliste politique au Huffington Post et l’auteure de Harcelées, une enquête auprès de 70 femmes de milieux et d’âges variés qui ont vécu une discrimination ou des violences sexistes ou sexuelles (Ed. Plon). Elle a travaillé pendant sept ans à La Chaîne Parlementaire (LCP), où elle était reporter politique et a couvert la campagne de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise. En novembre 2017, dans la foulée du mouvement #moiaussi, elle a porté plainte contre l’un des présentateurs vedette de la chaîne, qu’elle a accusé de l’avoir agressée sur leur lieu de travail trois ans auparavant. Il a fait l’objet quelques mois plus tard d’un rappel à la loi. Astrid de Villaines a démissionné de la LCP en février 2018 et a collaboré au Monde.

 

La maternelle dès 3 ans : le modèle français est-il efficace et exportable ?

16 h à 17 h 30 – Salle Bourgie

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L’école obligatoire à un très jeune âge est proposée dans certains systèmes scolaires afin de prévenir le décrochage, de dépister plus tôt les difficultés d’apprentissage, et de soutenir les enfants issus de milieux défavorisés. Pionnière en la matière, la France a récemment abaissé l’âge de fréquentation de l’école à 3 ans. Faisant controverse, le Québec se lance cette année dans l’intégration graduelle de la maternelle à 4 ans. Quelles leçons y a-t-il à tirer du modèle français ?

Modératrice : Marie-Andrée Chouinard

Intervenants :

Christa Japel – Psychologue du développement et professeure au Département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM

Christa Japel s’intéresse aux effets des différents contextes sociaux et économiques sur le développement des jeunes enfants. Ses travaux de recherche ont ainsi porté sur la qualité des services de garde et le développement du vocabulaire oral chez les enfants en milieux défavorisés. Elle a publié en 2017 un rapport sur l’implantation des maternelles 4 ans, qui comporte plusieurs recommandations pour maximiser l’impact positif de l’initiative.

Pauline Marois – Première ministre du Québec (2012 à 2014)

Pauline Marois est une figure emblématique du Parti québécois depuis près de trente ans. Elle a occupé le titre de chef du parti de 2007 à 2014 et a dirigé neuf ministères québécois, dont le ministère de la Santé et le ministère de l’Éducation. À travers ses différents postes, elle a œuvré notamment à l’implantation des centres de la petite enfance (CPE) et a recommandé en 2012 d’offrir, sur une base volontaire, la maternelle dès l’âge de 4 ans afin de contrer le décrochage scolaire.

Pascale Garnier – Sociologue et professeure en sciences de l’éducation à l’Université Paris-XIII

Pascale Garnier est spécialiste de l’éducation des jeunes enfants. Elle a mené de nombreuses recherches sur les politiques éducatives et en particulier sur l’école maternelle. Dans le cadre de la loi sur l’instruction obligatoire à trois ans, qui entre en vigueur à la rentrée 2019, Garnier a pris part au débat pour alerter sur la nécessité d’une approche « qualitative » de la scolarisation des tout-petits.

 

Entre promesses et défis, l’intelligence artificielle (IA) redessinera-t-elle notre monde ?

16 h à 17 h 30 – Auditorium

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Réseaux sociaux, assistants personnels, dispositifs de sécurité dans nos villes… Les systèmes d’intelligence artificielle font désormais largement partie de notre quotidien. Face aux enjeux humains et démocratiques qu’ils soulèvent, les initiatives pour encadrer leur développement se multiplient : déclaration de Montréal au Canada, « lignes directrices » de l’Union européenne, « principes éthiques » de l’Unesco, recommandations de l’OCDE… En mai, la France et le Canada ont annoncé conjointement la création d’un groupe d’experts internationaux (G2IA) sur l’IA, dont la première des valeurs vise à « promouvoir et protéger une approche à la fois éthique et centrée sur l’humain ».

Modératrice : Claire Legros

Intervenants :

Marc-Antoine Dilhac – Professeur adjoint en éthique et philosophie politique à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éthique publique et théorie politique

Marc-Antoine Dilhac enseigne au Département de philosophie de l’Université de Montréal et mène de front plusieurs travaux de recherche en éthique, notamment auprès de la Chaire de recherche du Canada en éthique publique et théorie politique. Il est également codirecteur de l’axe Éthique et politique du Centre de recherche éthique. Dilhac a fait partie des quelque 500 personnalités qui ont contribué la rédaction de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’intelligence artificielle.

Yoshua Bengio – Yoshua Bengio : Professeur au Département d’informatique et de recherche opérationnelle de l’Université de Montréal, fondateur et directeur de l’Institut québécois d’intelligence artificielle MILA

Yoshua Bengio enseigne depuis 1993 au Département d’informatique et de recherche opérationnelle de l’Université de Montréal. Il obtient son doctorat en informatique de l’Université McGill en 1991 et fonde, deux ans plus tard, l’Institut québécois d’intelligence artificielle Mila, où il occupe les fonctions de directeur scientifique. Ses travaux de recherche touchent principalement l’apprentissage automatique. Véritable pionnier en la matière, il a reçu plusieurs distinctions au cours de sa carrière, dont le prix Killam 2019 et le prix A.M. Turing 2018.

Laurence Devillers – Professeure, chercheuse en informatique, spécialiste des interactions personne-machine

Laurence Devillers est chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (LIMSI) du CNRS, où elle travaille sur les interactions entre l’humain et la machine, et enseigne à l’Université Paris-Sorbonne. Elle participe à la réflexion éthique sur les systèmes d’intelligence artificielle au sein de la CERNA (Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique) et de l’initiative mondiale IEEE sur l’éthique dans la conception de systèmes autonomes. Elle est notamment l’auteure du livre Des robots et des hommes (Plon, 2017).

 

Le développement durable peut-il être rentable pour les entreprises ?

18 h à 19 h 30 – Salle Bourgie

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Face au sentiment d’urgence climatique, de nombreux établissements financiers choisissent de diriger une partie de leurs investissements vers des secteurs dits « verts ». Des entreprises s’interrogent : ces nouveaux impératifs doivent-ils soudainement prévaloir sur leur objectif de rentabilité ? Est-il possible d’allier les deux, voire d’en faire un levier de développement économique ?

Modérateur : Éric Desrosiers

Intervenants :

Pierre Bélanger – Haut gestionnaire, homme d’affaires et homme politique

Pierre Bélanger est diplômé en droit de l’Université de Montréal. Il a pratiqué pendant dix ans le droit commercial et civil avant d’entamer sa carrière politique. À titre de député péquiste pour l’arrondissement d’Anjou, il a occupé diverses fonctions, dont celles de vice-président de l’Assemblée nationale, ministre délégué à la Réforme électorale et parlementaire et ministre de la Sécurité publique. Bélanger a été conseiller principal en affaires publiques chez National de 2011 à 2015. Il est actuellement directeur général de la Fondation de l’UQAM.

Pauline D’Amboise – Secrétaire générale et vice-présidente Gouvernance et Développement durable du Mouvement Desjardins

Pauline D’Ambroise est secrétaire générale et vice-présidente Gouvernance et Responsabilité sociale chez Desjardins. Elle participe depuis 2003 à l’implantation d’une approche en développement durable adaptée au sein de l’institution et, plus généralement, au monde des affaires. D’Amboise préside le conseil de l’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société (EDS) de l’Université Laval et est administratrice de Transition énergétique Québec, de la Fondation David Suzuki et de Coop Carbone.

Christophe Itier – Haut-commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale en France

Haut-commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Christophe Itier a dirigé pendant sept ans, à partir de 2010, La Sauvegarde du Nord, une association médico-sociale de 1 500 salariés et de 200 bénévoles accompagnant chaque année plus de 34 000 personnes en difficultés. Parallèlement, il crée un fonds de dotation de mécénat d’entreprises présidé par Louis Gallois et devient président du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves). Pendant la campagne présidentielle, Itier a coordonné les travaux d’élaboration du volet Économie sociale et solidaire du programme du candidat Emmanuel Macron. Il est l’initiateur du projet Pact for Impact visant en particulier à imaginer un nouveau modèle de développement qui conjuguerait performance économique, écologique et sociale.

 

L’intelligence artificielle au secours de la santé ?

18 h à 19 h 30 – Auditorium

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L’intelligence artificielle est au cœur de la médecine du futur. De nombreuses spécialités – radiologie, ophtalmologie, dermatologie, cancérologie, chirurgie, etc. – bénéficient d’ores et déjà de ses avancées. Dans un système de santé de plus en plus numérisé, quelle place faut-il accorder à l’intelligence artificielle ? Y a-t-il un seuil au-delà duquel surviendrait un problème d’acceptabilité de la part des patients ? Sans aller jusqu’à imaginer qu’un jour l’IA se substitue au médecin, jusqu’où l’éthique est-elle prête à accepter qu’une machine, qu’un robot, remplace l’être humain ? Par plusieurs exemples, nous tenterons de comprendre les enjeux fondamentaux de ces recherches et de ces avancées technologiques.

Modérateur : Franck Nouchi

Intervenants :

Fabrice Brunet – Président-directeur général du CHUM

Après avoir fait ses études de médecine à Paris, Fabrice Brunet complète sa formation à Harvard et à Toronto. Après avoir été chef du Département de réanimation et des soins intensifs de l’Hôpital St. Michael’s (Toronto), il exerce, de 2009 à 2015, les fonctions de directeur général du CHU Sainte-Justine. En septembre 2015, il devient PDG du regroupement Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) – CHU Sainte-Justine. Professeur de pédiatrie à l’Université de Montréal et professeur de réanimation à l’Université de Toronto, il est un des grands promoteurs de l’IA en milieu hospitalier.

Ma’n H. Zawati – Chercheur en droit et éthique biomédicale et directeur exécutif du Centre de génomique et directeur exécutif du Centre de génomique et politiques de l’Université McGill

Ma’n H. Zawati est professeur adjoint, chercheur et directeur exécutif  du Centre de génomique et politiques du Département de génétique humaine de l’Université McGill. Il est également membre associé de l’Unité d’éthique biomédicale de McGill. Ses recherches portent sur les dimensions juridiques, éthiques et politiques de la recherche en santé et des soins cliniques, avec un intérêt particulier pour les biobanques, le partage de données, la responsabilité professionnelle et l’utilisation de nouvelles technologies dans les contextes clinique et de recherche.

Patrick Nataf – Chirurgien cardiaque, professeur à l’Université Paris Diderot et chef du service de chirurgie cardiaque de l’Hôpital Bichat

Patrick Nataf est diplômé de Sciences Po Paris en gestion et politique de santé et diplômé de l’ESSEC en « Management général » hospitalier. Il est directeur éditorial de l’émission universitaire grand public Pour une meilleure santé. Nataf dirige, avec le Docteur Boris Hansel, le Centre de responsabilité santé connectée (CRSC) de l’Hôpital Bichat (AP-HP, Paris). Il participe, avec le CHUM et l’École de l’intelligence artificielle en santé (EIAS) de l’Université de Montréal, au développement du Centre d’expertise franco-québécois d’intelligence artificielle en santé.

Anne-Laure Rousseau – Médecin vasculaire à l’Hôpital européen Georges-Pompidou

Anne-Laure Rousseau est médecin vasculaire, spécialisée en échographie. Elle travaille en chirurgie cardio-vasculaire à l’Hôpital européen Georges-Pompidou et en imagerie à l’Hôpital Robert-Debré, à Paris. Elle a créé en 2017 l’ONG Nhance pour appliquer les dernières techniques d’intelligence artificielle au service de la santé pour tous.