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Articles expositions

Nos conservateurs vous présentent nos expositions.

Écologies : Ode à notre planète

Oeuvre "Les idées dans les choses (Péninsule Antarctique)" de Jessica Houston

Jessica Houston (née en 1970), Les idées dans les choses (Péninsule Antarctique), de la série « Horizon Felt South », 2018, impression à jet d’encre, 4/5. MBAM, achat, fonds Hamelys

Cette exposition réunit près de 90 œuvres appartenant à la collection du Musée. Chacune d’entre elles – installations, vidéos, sculptures, peintures, dessins et photographies d’artistes canadiens et internationaux – propose une interprétation unique de la notion d’écologie. L’ensemble offre l’occasion de découvrir de nouvelles acquisitions et des pièces rarement ou jamais montrées, tout en revisitant des œuvres chéries du public.

Iris Amizlev. Photo MBAM, Christine Guest

Iris Amizlev

Conservatrice – Projets et engagement communautaires

L’écologie est la branche de la biologie qui s’intéresse aux interactions entre les organismes, y compris les êtres humains, et à leurs rapports avec leur environnement physique. Le terme évoque volontiers des écosystèmes florissants, peuplés d’une abondante variété d’espèces qui, dans toute leur magnificence morphologique, cohabitent au sein d’habitats diversifiés et reliés entre eux par un réseau planétaire perfectionné au fil de millions d’années d’évolution. Malheureusement, il revêt aussi des connotations négatives en raison de la crise environnementale sans précédent qui affecte tous les systèmes vivants. Les effets nuisibles de l’activité humaine, déclenchés et accélérés par la révolution industrielle, incitent au découragement. La perte des habitats, la surexploitation des ressources naturelles et les maladies menacent nombre d’espèces végétales et animales. La production fondée sur les combustibles fossiles, l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et la pollution qui en découle entraînent des changements climatiques et une dégradation écologique qui mettent en péril notre existence et notre planète.

Bien que les conséquences néfastes de nos actes se répercutent partout, ce sont les populations qui vivent en symbiose avec la nature qui en subissent les plus grands contrecoups. Au Canada, comme dans d’autres pays dont l’histoire est marquée par la colonisation, les inégalités en matière d’environnement sont inextricablement liées aux souffrances des peuples autochtones, établis sur le territoire bien avant l’arrivée des colons européens. L’occupation des terres ancestrales et l’exploitation abusive des ressources ont eu des incidences désastreuses sur les groupes qui ont été forcés de s’adapter à de nouvelles situations et à des modes de vie altérés. Nous avons tant à apprendre du savoir traditionnel des peuples qui, depuis des millénaires, vivent en harmonie avec leur environnement et dont la culture, les croyances spirituelles et la survie sont guidées par le rythme et les cycles de la nature.

Écologies met en lumière des approches multiples, propres à des artistes d’horizons divers au vocabulaire formel unique et au discours distinctif. Leurs mises en garde, critiques, hommages et ravissements, leurs portraits d’univers et d’entités dépeints dans des décors variés, ne manqueront pas de provoquer une vaste réflexion et un dialogue ouvert au sujet de notre planète.

Thèmes abordés

La force destructrice des humains est un thème récurrent dans l’œuvre de certains artistes exposés. Lawrence Paul Yuxweluptun, descendant des Premières Nations Salish et de l’Okanagan, est quant à lui un acteur très engagé dans les enjeux environnementaux et un ardent critique des effets de la colonisation sur les territoires non cédés de même que sur la faune et la flore des terres autochtones. En témoigne sa saisissante représentation de la contamination causée par une catastrophe minière, en Colombie-Britannique.

Des œuvres d’artistes inuit traitent pour leur part de la réalité écologique de l’Arctique, où les températures grimpent deux fois plus rapidement qu’ailleurs et où la calotte glaciaire diminue à vue d’œil. Tout au long du parcours de l’exposition, des sculptures animalières sont disposées çà et là sous une ligne d’horizon. Cette juxtaposition attire l’attention sur la montée des eaux due au réchauffement des océans et à la fonte accélérée de la glace terrestre – des phénomènes qui chamboulent les habitudes migratoires et créent des conditions de vie périlleuses pour les peuples et les animaux tributaires de la glace. L’artiste Shuvinai Ashoona réfléchit notamment aux bouleversantes répercussions du réchauffement planétaire sur le mode de vie, la patrie arctique et la subsistance des Inuit.

Lawrence Paul Yuxweluptun (né en 1957), Pollycouleur, 2014, acrylique sur toile. Photo Joseph Hartman.
Crédit

Par de grands coups d’éclat, certaines œuvres célèbrent les richesses de la nature et honorent les cohabitants vénérés du territoire. Requiem pour un glacier, un hommage musical de Paul Walde, a été interprété par cinquante musiciens sur le glacier Farnham, en Colombie-Britannique. Présentée ici sous forme d’installation vidéo, la performance commémore une zone touchée par le réchauffement et qui était menacée par la construction d’une station de villégiature – projet controversé qui a été annulé à la suite d’un accord sur la création d’une aire protégée et de conservation autochtone dans la région du Qat’muk, sur des terres appartenant à la Première Nation Ktunaxa.

Paul Walde, Requiem pour un glacier
Crédit

Irrémédiablement perdus d’Adrian Stimson incarne la survivance et la régénération culturelle. Pour l’artiste, membre de la Nation Siksika, le sort des populations de bison symbolise la destruction du mode de vie autochtone. Stimson assimile en effet l’état actuel de son peuple à celui du bison : l’un et l’autre perdurent et font preuve de résilience en résistant aux forces qui les ont poussés au bord de l’extinction.

Adrian Stimson (né en 1964), Irrémédiablement perdus
Crédit

Des œuvres porteuses d’espoir.

Plaines LeBreton, Ottawa et Couverture de la forêt boréale, La Macaza (Québec) de Lorraine Gilbert

Lorraine Gilbert (née en 1955), Plaines LeBreton, Ottawa et Couverture de la forêt boréale, La Macaza (Québec), de la série « Il était une forêt », 2010. MBAM, don anonyme

Giuseppe Penone, Sentier, 1983, bronze, exemplaire unique, 180 x 400 x 45 cm. Achat, legs Horsley et Annie Townsend.

Giuseppe Penone, Sentier, 1983, bronze, exemplaire unique, 180 x 400 x 45 cm. Achat, legs Horsley et Annie Townsend.

De sublimes représentations de la nature dans toute sa complexité font contrepoids aux prévisions alarmantes annoncées dans l’exposition. Ces œuvres porteuses d’espoir invitent le public à s’émerveiller devant la beauté, la majesté et la puissance du monde naturel. Lorraine Gilbert et Jessica Houston proposent ici de nouveaux mondes enrichis par la présence humaine : des paysages fabriqués d’images composites ou des scènes réelles transformées par la couleur. La modification d’œuvres par une exposition à des forces et à des processus naturels ou par le recours à des matières naturelles ou « supra- recyclées » offre un mode de création respectueux de l’environnement. Enfin, avec l’homme-arbre hybride de son Sentier, Giuseppe Penone cherche à rallier être humain et nature au fil d’une quête qui ne cesse d’alimenter sa production.

Les artistes qui se servent de l’art pour transmettre leur point de vue sur l’écologie partagent un puissant désir de communion avec la Terre. Leurs idées, exprimées de diverses façons dans Écologies, nous sensibilisent à des enjeux qui nous unissent aux quatre coins du globe. Fonte des glaciers, perte de la biodiversité et effondrement des écosystèmes se juxtaposent à des univers intacts, animés d’une force irrépressible, comme pour laisser entendre que restauration et conservation sont encore possibles. L’exposition invite en outre à une réflexion sur le développement durable et sur les solutions à mettre en place pour un monde plus sûr, fruit d’une relation plus harmonieuse entre l’humain et la nature.

ÉCOLOGIES : Ode à notre planète

À compter du 10 mars 2021
Pavillon Jean-Noël Desmarais – niveau S2

Crédits et commissariat

Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal.
Le commissariat est assuré par Iris Amizlev, conservatrice des arts interculturels au MBAM. Écologies est une présentation d’Hydro-Québec. Le Musée reconnaît l’apport essentiel de son commanditaire officiel, Peinture Denalt, ainsi que celui du Cercle des Jeunes philanthropes du MBAM.

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