Niveau 2Collection du Musée : Arts décoratifs de la Renaissance à 1930
Collection du Musée : Cabinet de curiosités
Collection du Musée : Le verre dans tous ses états
Lab Design
Niveau 1Collection du Musée : Design moderniste (1930-1970)
Collection du Musée : Design contemporain (1970 – aujourd’hui)
Collection du Musée : Bijoux modernes et contemporains (1940 – aujourd’hui)

Éblouissant, provocant, élégant et joyeux. Voilà comment on pourrait qualifier l’aménagement de notre collection d’arts décoratifs et de design, dévoilé en 2012. Près de 900 objets – mobilier, verre, argenterie, textiles, céramique et design industriel – provenant de nombreux pays sont ainsi exposés comme jamais auparavant.

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Les trois niveaux du pavillon Liliane et David M. Stewart ont été repensés et réaménagés afin d’embrasser les sept siècles que couvre la collection d’arts décoratifs du Musée, en mettant l’accent sur le design le plus contemporain et en répartissant les œuvres en vingt-cinq sections thématiques. Dans ce bâtiment, un espace généreux a été réservé à l’élégant escalier suspendu, muni de rampes en verre et d’une main courante en bronze, qui donne aux visiteurs l’occasion d’entrevoir les galeries en montant ou en descendant les marches. Les grandes ouvertures nécessaires à l’édification de cette structure ont aussi permis d’aérer et de contrebalancer les espaces d’exposition, compte tenu de la lourdeur et du manque de hauteur des plafonds.

L’accent mis sur l’horizontalité qui caractérise l’extérieur de bâtiment se retrouve aussi à l’intérieur par l’ordonnancement rigoureux du plafond à caissons qui permet l’installation d’éclairage sur rails et constitue une présence unificatrice, malgré la lourdeur de l’ensemble. Ce style d’architecture s’avère idéal pour la présentation d’objets en trois dimensions. La plupart des cloisons et des cimaises qui avaient été ajoutées pour accrocher des tableaux font maintenant place à des vitrines et des plateformes adaptées aux rythmes horizontaux de l’architecture intérieure. La nouvelle bande installée en hauteur – un ruban d’un rouge éclatant – unifie l’espace et fait voyager l’œil d’un niveau à l’autre, créant ainsi un lien inusité entre la Renaissance et le design du XXIe siècle.

Le design moderne selon Liliane M. Stewart

Une collection d’exception, une entreprise de l’esprit !

M. et Mme Stewart

Éminents mécènes canadiens, Liliane (1928-2014) et David M. Stewart (1920-1984) se sont dévoués à plusieurs causes à partir des années 1970, madame Stewart ayant été justement qualifiée de « meilleure amie des musées montréalais ». L’œuvre visionnaire prend forme en 1979 avec la fondation du Musée des arts décoratifs de Montréal (MADM). Installé d’abord dans un splendide hôtel particulier restauré, dit « le Château Dufresne », il déménage faute d’espace en 1997 dans une partie du pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal récemment construit : l’aménagement est confié à Frank O. Gehry.

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La programmation novatrice du MADM assoie une réputation internationale avec de remarquables contributions telles que Design 1935-1965 : ce qui fut moderne, Le plaisir de l’objet, Design 1950-2000, Le design américain : le Streamline de 1930 à nos jours… et d’autres monographies permettant de découvrir Ron Arad, Ettore Sottsass, Eva Zeisel, Jack Lenor Larsen… Les acquisitions sont soutenues par l’amitié des designers et la générosité d’amateurs. En 2000, la fusion des deux musées et le don majeur de la collection au MBAM permettent un déploiement partiel dans le pavillon construit par Fred Lebensold en 1976, qui porte désormais le nom de Liliane et David M. Stewart. La création d’un comité d’acquisition d’arts décoratifs en 2001, présidé par Liliane M. Stewart, perpétue cette mission.

Un exemple par excellence de l’architecture des années 1970

La collection d’arts décoratifs et de design a été redéployée dans le pavillon Liliane et David M. Stewart – construit en 1976 par l’architecte Fred Lebensold dans le prolongement de l’édifice original de 1912. L’extérieur du pavillon qui se déploie sur l’avenue du Musée est d’une élégance discrète mais puissante. Dépourvus de tous éléments décoratifs, les blocs de béton armé sont en retrait ou en projection, formant des bandes horizontales tout le long de la rue. L’austérité des murs gris est compensée par une série de fenêtres et la plantation récente de vignes grimpantes qui prolifèrent au cours des mois d’été.

Qui était l’architecte de ce pavillon ?

Architecte Lebensold

Fred Lebensold (1917-1985)

Fût l’un des membres fondateurs de l’une des firmes d’architectes les plus en vue à l’époque au Canada. Né à Varsovie, David Froim Lebensold (connu sous le nom de Fred) fait d’abord des études en génie, puis en architecture, à la Regent Street Polytechnic de Londres, où il obtient son diplôme en 1939.

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Après avoir travaillé en Écosse et à Londres comme architecte et servi dans le Corps des ingénieurs royaux durant la Seconde Guerre mondiale, il s’installe à Montréal en 1949 pour enseigner à l’École d’architecture de l’Université McGill et fonder sa propre agence. En 1954, il se joint aux architectes Affleck, Desbarats, Dimakopoulos et Sise avec qui il établit un partenariat coopératif. La firme est alors considérée comme un chef de file dans le design des bâtiments voués aux arts de la scène et Lebensold en est le directeur associé au moment de la conception du Queen Elizabeth Theatre de Vancouver en 1959; de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, en 1964; du Centre national des arts à Ottawa, en 1969; en plus du nouveau pavillon du Musée inauguré en 1976. En 1979, Lebensold déménage à Toronto pour y diriger la succursale du bureau d’Arcop. Il meurt prématurément à l’âge de 67 ans en 1985.