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Restauration de peintures

Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.

Jack Bush, Profondeur marine

Profondeur marine, 1965, huile sur toile, 223,4 x 145 cm. MBAM, achat, subvention du gouvernement du Canada en vertu de la Loi sur l’exportation et l’importation des biens culturels et don d’Elca, Jonas et Mark London. Avant traitement.

1a - Profondeur marine, 1965, huile sur toile, 223,4 x 145 cm. MBAM, achat, subvention du gouvernement du Canada en vertu de la Loi sur l’exportation et l’importation des biens culturels et don d’Elca, Jonas et Mark London. Avant traitement.

La section inférieure du tableau a subi un choc dû à un accident. Ce dernier a provoqué un enfoncement considérable de la toile.

1b - La section inférieure du tableau a subi un choc dû à un accident. Ce dernier a provoqué un enfoncement considérable de la toile.

L’importance de l’enfoncement est nettement visible en lumière rasante.

1c - L’importance de l’enfoncement est nettement visible en lumière rasante.

Dans la région inférieure du tableau, l’impact a causé à plusieurs endroits l’usure de la matière picturale et un transfert de saletés sur les fibres de la toile.

1d - Dans la région inférieure du tableau, l’impact a causé à plusieurs endroits l’usure de la matière picturale et un transfert de saletés sur les fibres de la toile.

Au bord inférieur, en plus de la présence d’usure et de saletés noires, le bois du châssis a été écrasé et la barre enfoncée.

1e - Au bord inférieur, en plus de la présence d’usure et de saletés noires, le bois du châssis a été écrasé et la barre enfoncée.

La présence d’un dos protecteur semi-rigide, vissé au dos du châssis, a empêché qu’un dommage plus grave, comme une perforation de la toile, ait lieu. Au coin bas inférieur, un renflement du panneau cannelé est visible au point d’impact.

2a - La présence d’un dos protecteur semi-rigide, vissé au dos du châssis, a empêché qu’un dommage plus grave, comme une perforation de la toile, ait lieu. Au coin bas inférieur, un renflement du panneau cannelé est visible au point d’impact.

Vue en lumière rasante, avec la section inférieure du dos protecteur retirée. On constate l’étendue de l’enfoncement au coin inférieur bas. Les fibres de la toile ont été étirées, mais non rompues.

2b - Vue en lumière rasante, avec la section inférieure du dos protecteur retirée. On constate l’étendue de l’enfoncement au coin inférieur bas. Les fibres de la toile ont été étirées, mais non rompues.

Après avoir démonté la toile de son châssis et aplani ses marges extérieures, on a collé des bandes de tissu en polyester aux bords pour que le tableau puisse être tendu sur un châssis de travail.

3a - Après avoir démonté la toile de son châssis et aplani ses marges extérieures, on a collé des bandes de tissu en polyester aux bords pour que le tableau puisse être tendu sur un châssis de travail.

Les déformations de la toile ont été aplanies à l’aide d’une tension constante, mais ajustable, du transfert contrôlé d’humidité et d’un séchage sous poids.

3b - Les déformations de la toile ont été aplanies à l’aide d’une tension constante, mais ajustable, du transfert contrôlé d’humidité et d’un séchage sous poids.

Avant de retendre le tableau aplani (à droite), on a nettoyé et restauré le châssis original (à gauche). Ce dernier a été recouvert d’une toile de polyester (« entoilage à sec ») pour offrir un support accru au tableau.

4 - Avant de retendre le tableau aplani (à droite), on a nettoyé et restauré le châssis original (à gauche). Ce dernier a été recouvert d’une toile de polyester (« entoilage à sec ») pour offrir un support accru au tableau.

Les saletés noires collées aux fibres de la toile ont été enlevées sous microscope de façon mécanique. Chaque particule a été minutieusement retirée avec la pointe d’un bistouri.

5 - Les saletés noires collées aux fibres de la toile ont été enlevées sous microscope de façon mécanique. Chaque particule a été minutieusement retirée avec la pointe d’un bistouri.

6a - Lors de l’étape des retouches, de petites touches de couleur ont été ajoutées aux régions de pertes afin de recréer la teinte et l’intensité des couleurs originales. L’aquarelle a été utilisée, celle-ci étant réversible et pouvant bien imiter l’apparence d’une peinture à l’huile diluée (à comparer avec 1b).

Après retouches (à comparer avec 1d)

6b - Après retouches (à comparer avec 1d)

Après retouches (à comparer avec 1e)

6c - Après retouches (à comparer avec 1e)

Cette photo, prise en lumière rasante avant traitement, laisse voir l’importance de l’enfoncement subi par le tableau.

7a - Cette photo, prise en lumière rasante avant traitement, laisse voir l’importance de l’enfoncement subi par le tableau.

Prise en lumière rasante après traitement, la photo montre que le tableau est de nouveau tendu et sans déformations.

7b - Prise en lumière rasante après traitement, la photo montre que le tableau est de nouveau tendu et sans déformations.

Après traitement. Photo prise en lumière normale.

7c - Après traitement. Photo prise en lumière normale.

Cette peinture de grand format signée Jack Bush, sommité canadienne de l’abstraction chromatique, a été réalisée un an après la participation de l’artiste à Post-Painterly Abstraction (1964) – exposition phare du Los Angeles County Museum of Art. Bush compte parmi les membres fondateurs du Groupe des Onze (Painters Eleven) qui, au début des années 1950, a introduit la peinture abstraite sur la scène artistique nationale.

Profondeur marine a été créée par l’application de couches de peinture à l’huile très diluée sur un support de coton non préparé. Les lavis révèlent les coups de pinceau expressifs de l’artiste et la texture de la toile brute.

En 2016, l’œuvre a été apportée au laboratoire de conservation à la suite d’un accident en salle. Un choc a provoqué l’enfoncement d’une partie de la toile, endommageant sa délicate surface peinte et y laissant des saletés incrustées. En outre, le châssis d’origine a subi des dommages structuraux. Des travaux de restauration aussi complexes que poussés étaient nécessités.

D’abord, la toile a été détachée de son châssis et mise sous tension : ses déformations ont été aplanies par un transfert contrôlé d’humidité, suivi d’un séchage sous poids. Elle a ensuite été tendue de nouveau sur le châssis réparé, par-dessus un « entoilage à sec » de polyester conférant une plus grande résistance à l’ensemble. Puis, sous un microscope, la saleté a été soigneusement délogée. Enfin, pour reconstituer et camoufler les zones endommagées, des touches d’aquarelle ont été ajoutées là où il y avait eu des pertes, recréant la couleur et la densité de la couche picturale originale.

Ce chef-d’œuvre est maintenant fin prêt à reprendre sa place de choix dans les salles du Musée.

Emanuel de Witte : Intérieur avec une femme jouant du virginal

Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.

Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.

Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.
Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.
Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.
Emanuel de Witte, Interior with a Woman Playing a Virginal, about 1660-1667, oil on canvas, 97.5 x 109.7 cm. Purchase, John W. Tempest Fund. This work has been restored thanks to funding from BNP Paribas (Canada) and BNP Paribas Foundation.
Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.
Emanuel de Witte, Interior with a Woman Playing a Virginal, about 1660-1667, oil on canvas, 97.5 x 109.7 cm. Purchase, John W. Tempest Fund. This work has been restored thanks to funding from BNP Paribas (Canada) and BNP Paribas Foundation.
Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.
Emanuel de Witte, Intérieur avec une femme jouant du virginal, vers 1660-1667, huile sur toile, 97,5 x 109,7 cm. Achat, fonds John W. Tempest. Cette œuvre a été restaurée grâce au mécénat de BNP Paribas (Canada) et de la Fondation BNP Paribas.
Restauré grâce au généreux soutien de la Fondation BNP Paribas et de BNP Paribas Canada.

De Witte est l’un des plus célèbres peintres hollandais de scènes d’intérieur. Ses compositions ponctuées d’allusions à la réalité quotidienne se caractérisent par une facture imposante, avec des effets de perspective soigneusement construits ; la qualité et le jeu de la lumière y sont toujours très étudiés.

L’objectif du traitement a visé à corriger les interventions antérieures de restauration, notamment par le retrait d’un vernis synthétique trop épais et altéré, la reprise de l’entoilage antérieur jugé instable, et le remplacement des insertions de toile à l’endroit des perforations du support original.

La toile a tout d’abord été envoyée à l’Institut canadien de conservation à Ottawa pour une analyse technique approfondie. On a pu y identifier les matériaux utilisés ainsi que la stratigraphie des couches de pigments. L’étude a pu confirmer la conservation du glacis d’origine.

Un nouveau cadre, réalisé par la John Davies Framing (Londres, R.-U.), orne désormais le tableau. Cette reproduction d’un cadre hollandais du XVIIe siècle aux motifs plus élaborés est du même style auriculaire que celui du miroir représenté au-dessus de la jeune femme dans la composition du tableau.

Le tableau rescapé - Emanuel de Witte à l'atelier de restauration

Quelques exemples d’œuvres restaurées à l’occasion de l’ouverture du pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein :

La section Restauration du site est financée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec dans le contexte de la mise en œuvre de la mesure 41 du Plan culturel numérique du Québec et par la Ville de Montréal dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal.

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