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Présentement exposée en salle
Otto Dix

Portrait de l'avocat Hugo Simons

Artiste(s)

Otto Dix
Untermhaus (Allemagne) 1891 – Singen (Allemagne) 1969

Titre

Portrait de l'avocat Hugo Simons

Date

1925

Matériaux

Détrempe et huile sur contreplaqué

Dimensions

100,3 x 70,3 cm

Crédits

Achat, subvention du gouvernement du Canada en vertu de la Loi sur l'exportation et l'importation de biens culturels, dons de la Succession J.A. DeSève, de M. et Mme Charles et Andrea Bronfman, de M. Nahum Gelber et du Dr Sheila Gelber, de Mme Phyllis Lambert, de l'Association des bénévoles et des Jeunes Associés du Musée des beaux-arts de Montréal, de Mme Louise L. Lamarre, de M. Pierre Théberge et du fonds d'acquisition du Musée, et legs Horsley et Annie Townsend, inv. 1993.12

Collection

Art occidental

Quand un client refuse de payer le portrait de sa fille qu’il juge peu ressemblant, Dix fait appel à un avocat, Hugo Simons, qui gagnera sa cause au nom de la liberté d’expression artistique. Pour le remercier, il lui offre cet extraordinaire portrait. Artiste fondateur du mouvement allemand de la Nouvelle Objectivité, Dix dénonce le malaise social et le pessimisme décadent de la République de Weimar. S’il conserve la violence de l’expressionnisme, il discipline sa peinture par souci d’objectivité et de précision, à l’exemple des maîtres de la Renaissance italienne et germanique. Avec ce tableau, il expérimente une technique mixte à l’ancienne faite d’une détrempe à l’œuf sur panneau de bois, recouverte de glacis à l’huile. Dans ce portrait chaleureux, exempt de caricature, sa mémoire retrace l’essentiel du modèle. Ici, la gestuelle des mains, la nervosité fébrile du visage, le pourpre du costume et le cuivré à l’arrière-plan traduisent la chaleur et l’intensité de l’orateur : chaque personne a sa couleur, selon le peintre. Qualifié d’artiste dégénéré par les nazis, Dix doit abandonner l’enseignement mais demeure dans son pays où commence son « émigration intérieure », alors que Simons et sa famille, en lutte contre le régime et déchus de leur nationalité, s’exilent à Montréal avec leur tableau.

© Succession Otto Dix / SOCAN (2020)

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