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Présentement exposée en salle
Jean-Joseph Benjamin-Constant

Le lendemain d'une victoire à l'Alhambra

Artiste(s)

Jean-Joseph Benjamin-Constant
Paris 1845 – Paris 1902

Titre

Le lendemain d'une victoire à l'Alhambra

Date

1882

Matériaux

Huile sur panneau

Dimensions

132,2 x 106 cm

Crédits

Don de Sir George A. Drummond, inv. 1908.27

Collection

Art occidental

Illustre représentant de l’orientalisme sous la IIIe République en France, Benjamin-Constant est un remarquable coloriste néanmoins toujours attaché aux principes académiques. Dans la lignée d’un Delacroix, sa touche enlevée et brillante s’oppose au précisionnisme porcelainé d’un Bouguereau. Il enseigne à l’Académie Julian où se pressent les élèves étrangers, dont les Canadiens Suzor-Coté et Peel. Portraitiste recherché depuis qu’il a peint un portrait de la reine Victoria, sa notoriété internationale explique la présence d’œuvres majeures, dès les années 1880, dans les grandes collections des barons de l’industrie bancaire et ferroviaire de Montréal. Le peintre vient à plusieurs reprises en Amérique et séjourne à Montréal en 1888 pour préparer sa participation à l’Exposition universelle de 1889 à Paris. Il choisit d’y présenter ce tableau, qu’il décrit ainsi : « Ce tableau représente l’Alhambra, à Grenade, au cœur de l’Espagne mauresque au lendemain d’une victoire en 1300, à une époque où musulmans et chrétiens se disputaient, pied par pied, la possession de l’Andalousie. Un roi de Grenade vient admirer de belles chrétiennes, capturées lors du sac d’une ville quelconque. »


En 1871, Benjamin-Constant voyage à Madrid, Tolède, Cordoue et Grenade où il découvre l’architecture mauresque du palais de l’Alhambra, source d’inspiration pour imaginer l’Espagne des sultans de Grenade. À cette époque s’opère un glissement progressif de la peinture d’histoire, le grand sujet servant de prétexte anecdotique aux effets décoratifs spectaculaires. L’artiste utilise à plusieurs reprises la formule théâtrale de l’entrée solennelle. Dans la perspective des arcades, le sultan et ses hommes opposent leurs attitudes droites et viriles, en accord avec les verticales de l’architecture monumentale, aux corps vulnérables des femmes allongées par terre. Ruisselantes de larmes et de cheveux, sans visage mais dénudées, elles sont déballées comme de vulgaires objets : l’effroi est suspendu.

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