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Présentement exposée en salle
Eugène Isabey

Funérailles d'un officier de marine sous Louis XVI

Artiste(s)

Eugène Isabey
Paris 1803 – Montévrain (France) 1886

Titre

Funérailles d'un officier de marine sous Louis XVI

Date

1836

Matériaux

Huile sur toile

Dimensions

243,5 x 166 cm

Crédits

Achat, fonds commémoratif Adrienne D'Amours Pineau et René Pineau, fonds de la Campagne du Musée 1988-1993, fonds de l'Association des bénévoles du Musée des beaux-arts de Montréal et fonds de la Fondation Leacross, inv. 2013.70

Collection

Art occidental

Isabey rêve de devenir marin. Refusant de renoncer à sa passion, il se fait spécialiste des marines. Inspiré par les peintres anglais, Constable et Turner notamment, ce romantique peint la mer sous tous ses aspects. Ce perfectionniste a le souci du détail et s’enthousiasme pour les nouveautés techniques de la construction navale. « Isabey est le seul peintre capable de construire un bateau », disait le peintre Jongking, l’un de ses élèves.


Exposé au salon de 1836, Funérailles d'un officier de marine sous Louis XVI crée un effet de surprise. Le sujet est impressionnant : le ciel orageux, la mer houleuse, les voiles claquant au vent, un cadavre enveloppé d’un linceul blanc est jeté à la mer au coup de canon couronnant l’absoute d’un officier de marine dont on ignore l’identité. Cette toile rappelle la triste métaphore de la condition de l’homme, matelot depuis l’enfance, que nous a donnée Victor Hugo : « Lui, seul, battu des flots qui toujours se reforment, il s’en va dans l’abîme et s’en va dans la nuit. Dur labeur ! Tout est noir, tout est froid; rien ne luit. » Alfred de Musset parle de cette composition comme d’un tour de force : « Cette toile mérite, à mon avis, des éloges sans restrictions. L’exécution en est magnifique, et la conception tellement forte, qu’elle étonne au premier abord. J’ai entendu reprocher à l’auteur de n’avoir montré qu’une partie de son vaisseau. Rien n’est moins juste que cette critique, car c’est de cette disposition hardie que résulte toute l’importance de la scène. »

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