Dans son installation Une sous-espèce aux yeux étoilés, Rajni Perera, l’une des artistes canadiennes les plus en vue sur la scène internationale, détourne la méthode de présentation du diorama utilisée par les musées d’histoire naturelle pour représenter un milieu de vie. En utilisant la taxidermie de manière spéculative pour imaginer un avenir altéré par les désastres climatiques actuels, elle met en scène les effets des processus de mutation transformant les êtres humains et les animaux, notamment ceux touchant le sens de la vue. L’installation devient ainsi une métaphore enjoignant au public de s’ouvrir grand les yeux afin d’agir face aux menaces qui guettent. Perera garde pourtant une attitude optimiste et choisit de traiter de survivance à travers la science-fiction.