Santé et Mieux-être

La ruche d'art

Un espace créatif gratuit pour tous La Ruche d’art  est un carrefour d’échanges et de rencontres pour l’ensemble des clientèles du Musée, qu’il s’agisse de groupes sociocommunautaires ou scolaires, de familles ou du grand public. Ce lieu prend la forme d’un atelier de création supervisé par un art‐thérapeute, mettant à disposition gratuitement du matériel artistique. Le Musée fournit certains outils, tels que des pinceaux, de la peinture, des ciseaux, de la colle, mais tout le matériel utilisé pour la création provient des matières recyclées du Pot de miel de la Ruche d’art de Saint‐Henri et du nouveau Center for Creative Reuse (CUCCR) de l’Université Concordia : tissus, bois, métal, CD, perles, boutons, papiers de toutes sortes.

La gamme d’activités possibles dans la Ruche d’art est très diversifiée : concevoir quelque chose de nouveau à partir de vieux chandails détricotés, créer une sculpture avec des matériaux recyclés, dessiner, coudre ou peindre. Cet espace d’échanges intergénérationnels peut également être utilisé pour des discussions, des performances et des EducExpos. La Ruche d’art est un espace convivial que les participants sont libres d’aménager selon leurs besoins.

Le comité Art et santé du MBAM

Le MBAM est le premier musée d’art à intégrer à ses installations et à ses ressources des espaces physiques et un comité scientifique consacrés à l’art et à la santé. Présidé par Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, ce comité consultatif se compose d’experts des milieux de la santé, de l’art-thérapie, de la recherche et des arts ainsi que de représentants de la philanthropie et du MBAM. Chefs de file dans leur domaine, ces experts, issus d’institutions québécoises d’envergure internationale, agissent bénévolement. Leur expertise et leur intérêt pour les bienfaits de l’art sur la santé ont orienté la composition du comité.

Membres du comité Art et santé du MBAM

  • L’art et la santé, une voie pour l’avenir au MBAM

    Tout comme au MBAM, les chercheurs, les agences gouvernementales et les hôpitaux se penchent sur la contribution de l’art et des musées dans l’amélioration du bien-être des individus et, par conséquent, de la société. Ces questions nécessitent une approche holistique. À cause de leur complexité, les maladies mentales, le cancer et les maladies cardiaques, par exemple, requièrent une approche globale et intégrée à l’environnement social, culturel et économique. Le MBAM inscrit l’expérience muséale dans cette méthodologie exploratoire.

    Le MBAM veut développer son potentiel pour devenir un agent de changement et de cohésion sociale et, plus particulièrement, pour contribuer à la santé et au bien-être des individus. À ce titre, le MBAM concrétise divers programmes qui font appel à des art-thérapeutes, à des chercheurs ou à des professionnels de la santé. Le Comité Art et Santé permet d’enrichir et de soutenir le développement de tels projets et, de surcroît, de faire reconnaître cette expertise, autant à l’échelle locale que sur la scène internationale.

  • Institut de Cardiologie de Montréal

    Cette initiative a pour but d’évaluer l’apport bénéfique des visites au musée chez des patients à fréquence cardiaque élevée. Le projet pilote, supervisé par l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM), ouvre la voie à une médecine non invasive pour l’amélioration de l’état de santé des personnes vivant avec l’arythmie cardiaque.

    Sachant que certains médicaments s’avèrent efficaces pour certains patients, mais qu’ils ne conviennent pas à d’autres, l’intérêt est de voir si l’art peut être bénéfique pour le cœur.

    En 2017, dès que le comité d’éthique de l’ICM aura approuvé la sélection des patients vivant avec l’arythmie cardiaque et la technologie d’enregistrement de leur fréquence cardiaque, les participants viendront visiter les collections du Musée en compagnie d’infirmières et d’infirmiers. Ces rendez-vous exploratoires jetteront les bases du projet. Et s’il est démontré que l’art a un impact sur la fréquence cardiaque, on pourra peut-être se demander si le Musée contribue aussi à l’amélioration de l’état de santé de certains autres visiteurs.

  • Espace transition au Musée

    Le projet de réadaptation sociale Espace transition au Musée a pour objectif de favoriser le mieux-être et de diminuer la stigmatisation chez des jeunes de 14 à 25 ans aux prises avec des problèmes de santé mentale.

    Lancé en 2014, ce projet a été créé conjointement par des chercheurs, des cliniciens et des professionnels de l’éducation des arts du CHU Sainte-Justine et du Musée.

    Visites des collections, discussions, ateliers, exposition… les résultats sont fort probants et la mixité des groupes y fait pour beaucoup. Cette diversité permet en effet aux jeunes sans psychopathologie (le tiers du groupe) de côtoyer de près ceux qui en souffrent. Et d’ainsi modifier leurs perceptions et leurs comportements à l’égard des problèmes de santé mentale. Chez les jeunes souffrant d’une pathologie (les deux tiers du groupe), le programme favorise la réadaptation sociale et le mieux-être, en plus de leur offrir l’occasion d’interagir avec d’autres jeunes, au comportement plus normatif.

  • Hôpital général juif de Montréal

    Valoriser la différence a pour objectif de briser l’isolement que vivent les adultes ayant un problème de santé mentale et de leur faire connaître le pur plaisir de la découverte de l’art. Ce projet est le fruit d’une collaboration de longue date entre l’Institut de psychiatrie communautaire et familiale de l’Hôpital général juif et le MBAM, qui permet l’accès à ses collections.

    Lors des activités, à dimension aussi bien sociale que culturelle, les participants se familiarisent avec certaines œuvres, apprennent, discutent et participent à un atelier de création. L’art fait naître les émotions. Pour les partager, et aussi pour créer, il faut un climat de confiance, de respect et d’ouverture. C’est ce que ces ateliers offrent aux participants. Ce contexte à la fois stimulant et agréable favorise l’autonomie et l’estime de soi. Il suscite non seulement la créativité, mais facilite aussi l’expression des idées et des opinions, valorisant ainsi l’esprit d’équipe et les connaissances de chacun des participants, avec ses différences.

  • Les Impatients
    Espace Création Dominique Payette

    Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est, Territoire Pierre-Boucher

    Pour que des personnes ayant des troubles de santé mentale vivent une expérience inoubliable au moyen de l’expression artistique, le MBAM s’est associé aux Impatients, à l’Espace Création Dominique Payette et au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est, Territoire Pierre-Boucher. Créé en 2014, le projet Les Impatients au Musée existe toujours.

    Sous la supervision de nos guides bénévoles, les participants visitent le Musée à plusieurs reprises pour y contempler les collections. Ils notent leurs pensées et impressions visuelles, à partir desquelles ils réalisent des créations allant de la reproduction de tableaux de maîtres à des œuvres d’une grande liberté d’expression.

    Certains participants réussissent à surmonter leur crainte de peindre de grands formats, alors que d’autres passent directement du cahier à colorier à la toile peinte. Défis relevés, techniques acquises et peurs vaincues, voilà pour eux une expérience artistique hautement signifiante.

  • L’Art d’être unique

    Fondation Les Petits Rois - Fondation Miriam - École Irénée-Lussier

    Au Canada, la prévalence du trouble du spectre de l’autisme (TSA) auprès des enfants et des adultes est estimée à 1 sur 94, avec, entre autres, la catégorie d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) la plus représentée se situant au Québec. Afin de permettre à ces personnes d’accéder à l’art, le MBAM a créé le programme L’art d’être unique, dont les activités ont commencé à l’été 2015 et se poursuivent jusqu’en 2018.

    Réparti en quatre volets, ce programme diversifié permet aux personnes vivant avec un TSA de participer à un programme d’employabilité, de développer leurs aptitudes artistiques ou d’entrer en contact avec l’art dans un cadre sécurisant. Il se combine aussi à des activités de recherche, permettant des avancées dans le domaine de l’accueil et de l’accessibilité.

    Dans le cadre de son programme L’art d’être unique, le Musée poursuit sa collaboration avec la Fondation Miriam, qui œuvre auprès des personnes autistes, l’École Irénée-Lussier et la Fondation Les Petits Rois. Cette dernière soutient depuis près de quinze ans les enfants atteints de déficience intellectuelle, avec ou sans troubles du spectre de l’autisme, dans des écoles spécialisées ou par l’intégration à l’emploi. Dans le cadre de ce projet, des enfants visitent les collections du MBAM et s’en inspirent pour créer un projet artistique immersif. En offrant des visites de ses collections, des projets de création artistique et des stages d’intégration professionnelle, le Musée espère, ici encore, valoriser la différence plutôt que la stigmatiser.