Avec son frère aîné Akeeaktashuk (1898-1954), Pilipusi Novalinga est considéré comme l’une des figures fondatrices de l’art inuit. Bien avant que les publics allochtones puissent contempler le travail d’artistes inuit ayant percé à Montréal dans les années 1950, Novalinga vivait de son succès dans le territoire autour d’Inukjuak et jouissait de la reconnaissance de ses pairs. Cette œuvre s’inscrit ainsi dans les débuts du mouvement d’affirmation culturelle et politique à travers l’Inuit Nunangat, malgré les fléaux des pensionnats, de l’abattage des chiens de traîneau et des déplacements forcés vers les îles nordiques alors en vigueur.