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Présentement exposée en salle
Elaine de Kooning

Bill à St. Mark’s

Artiste(s)

Elaine de Kooning
Brooklyn 1918 – Southampton (New York) 1989

Titre

Bill à St. Mark’s

Date

1956

Matériaux

Huile sur toile

Dimensions

183 x 109,7 cm

Crédits

Achat, don de Roslyn Margles à la mémoire de son époux Max H. Margles, inv. 2019.5

Collection

Art occidental

Figure de proue de l’expressionnisme abstrait, bien que sa carrière ait souvent été éclipsée par celle de son célèbre compagnon, Willem De Kooning, Elaine De Kooning est l’une des rares femmes de sa génération à avoir été considérée comme une artiste à part entière. Elle crée une forme de figuration abstraite, notamment du portrait, qui la distingue de ses contemporains, utilisant à son avantage les codes artistiques du genre : « Le portrait m’a toujours fascinée, parce que j’aime le caractère unique de telle expression ou de telle attitude […] l’illumination instantanée qui permet de reconnaître son père ou une amie à trois coins de rue ou, depuis le fond du champ gauche, le joueur qui s’élance au bâton. En travaillant sur la silhouette, je voulais peindre pour la traverser, de la même façon que les sentiments nous traversent. » Certains de ses modèles sont des personnalités marquantes de sa génération, comme les poètes et écrivains Allen Ginsberg, Frank O’Hara et John Ashberry, le président John F. Kennedy et, bien entendu, son mari, le sujet de notre œuvre.


Bill à St. Mark’s, un des quatre portraits de son mari que nous lui connaissons, compte parmi les œuvres majeures de l’artiste. Il a été réalisé dans un atelier qu’elle occupe brièvement sur la place St. Mark, dans l’East Village, un quartier de New York. Une silhouette masculine, assise de face, les mains sur les cuisses et les jambes écartées, occupe l’espace avec autorité. Le modèle projette une virilité affirmée, amplifiée par les vigoureux coups de pinceau et la richesse de la palette – bleus intenses, jaune moutarde, vert foncé, orange mêlé de rouge – qui découpent les contours de son corps. Sa présence et sa personnalité sont représentées par la pose, le geste et la couleur plutôt que par les traits de son visage, carrément absents : en effaçant le visage, ce qui renverse complètement les conventions du portrait, Elaine De Kooning crée une relation tenant de l’alchimie entre l’observateur et l’observé.


L’année de la réalisation de cette peinture, 1956, s’avère cruciale pour l’artiste comme pour l’expressionnisme abstrait : elle marque le décès de Pollock et la rétrospective de grande envergure qui lui est consacrée au MoMA mais aussi la décision d’Elaine et de Willem De Kooning de poursuivre leurs chemins séparément.

© EdeK Trust

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