Art-thérapie

Art-thérapie et mieux-être Rossy

L’Atelier international d’éducation et d’art-thérapie Michel de la Chenelière permet au MBAM de renforcer son axe de développement lié à l’art-thérapie et au mieux-être. Toutes les actions mises en place visent un même but : favoriser le mieux-être des divers publics, qu’ils aient des besoins particuliers ou non.

À cet égard, une nouvelle programmation conçue en partenariat avec le milieu de la santé et le milieu académique propose toute une gamme de projets innovants et adaptés aux personnes qui vivent soit avec des troubles de santé mentale, d’autisme ou d’alimentation, soit avec des troubles liés à l’apprentissage, au vivre-ensemble ou à l’inclusion sociale. Qu’ils visitent des expositions en compagnie d’un éducateur, participent à des ateliers créatifs ou présentent leurs créations au public du Musée, les participants vivent des expériences artistiques et sociales signifiantes.

De nombreux professionnels du monde médical et communautaire unissent leurs efforts, et ce, dans un cadre de pratique inédit grâce aux installations du Musée, qui dispose d’un atelier d’art-thérapie, d’une salle de consultation médicale et d’une Ruche d’art créée en collaboration avec le Département d’art-thérapie de l’Université Concordia.

L’art a une incidence positive sur le bien-être et la santé physique et mentale des individus. Pour en témoigner, des chercheurs issus d’institutions québécoises étudient les effets bénéfiques d’une visite au Musée au même titre que l’exercice physique.

Par ailleurs, le comité Art et santé du MBAM, un comité consultatif composé d’experts des milieux de la santé, de l’art-thérapie, de la recherche et des arts ainsi que de représentants de la philanthropie et du MBAM, offre son expertise et son soutien dans le développement de partenariats potentiels et de projets innovants implantés au MBAM.

Légende : PATRICK BEAULIEU Les élans, installation en deux parties, constituée de 1 111 oiseaux réunis en 15 groupes, 2016. Cette oeuvre a été réalisée dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture du gouvernement du Québec.

  • Brisons l'isolement social

    Institut Raymond-Dewar

    Ce programme d’art-thérapie offre des ateliers de création qui visent à briser l’isolement d’adolescents et de jeunes adultes vivant avec des troubles langagiers ou sensoriels tels que la dysphasie, la surdité et les troubles de traitement auditif (TTA). Il est le fruit d’une collaboration avec le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal – Institut Raymond-Dewar (IRD) et l’Université Concordia.

    Lors de visites au MBAM suivies d’échanges en groupe animés par un art-thérapeute et des intervenants de l’IRD, des jeunes présentant des difficultés graves de communication peuvent dépasser leur handicap et s’exprimer librement dans un mode accessible : l’art. Un judicieux dosage d’activités sociales et culturelles facilite le développement de leurs habiletés de communication, mousse l’estime de soi et favorise la socialisation.

  • Partager le musée

    Institut Douglas

    Partager le Musée – Partager le Douglas est un programme d’art-thérapie destiné aux personnes vivant avec des troubles de l’alimentation (anorexie et boulimie). Lancé en 2013 par le MBAM en collaboration avec l’Institut Douglas et l’Université Concordia, ce projet est aujourd’hui supervisé par le Dr Howard Steiger (Institut Douglas) et la Dre Josée Leclerc (Université Concordia).

    Deux fois par mois, pendant six mois, les participants viennent s’inspirer des œuvres et prendre part à un atelier de création artistique. C’est dans l’environnement positif et sécuritaire du Musée qu’ils peuvent briser leur isolement, créer un sentiment d’appartenance à leur communauté et construire une perception positive de leur image corporelle.

    Des experts en santé mentale, des art-thérapeutes et des éducateurs du Musée évaluent les bienfaits de ces visites sur l’humeur et les préoccupations des participants.

  • Graine d'espoir

    Université Concordia

    Codirigé par le MBAM et le Département de thérapie par les arts de l’Université Concordia de Montréal, sous la direction de Yehudit Silverman, le projet Graines d’espoir vise à sensibiliser les visiteurs au suicide et à ses effets sur la famille, les proches et la collectivité par la présentation de masques réalisés par des personnes touchées par le suicide. Pour les participants au projet, des visites sur les thèmes de la résilience et de l’expression des sentiments, et des ateliers de création supervisés par des art-thérapeutes ont été l’occasion de briser l’isolement et de dissiper le silence qui entoure trop souvent ce drame. Au printemps et à l’automne 2016, quatre groupes ont participé au projet, parmi lesquels des Inuits de l’organisme Ivirtivik, originaires du Nunavut et du Nunavik.

  • La « migration existentielle »

    Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

    Ce projet de recherche en art-thérapie explore la « migration existentielle » telle qu’elle est vécue par des gens qui ont quitté leur pays de manière volontaire. Tout abandonner pour aller vivre en terre étrangère laisse des traces jusque dans l’imaginaire. C’est justement pour mieux comprendre l’importance de l’expression artistique dans ce fascinant parcours que la chercheuse Verra Heller, Ph. D., art-thérapeute, psychothérapeute, artiste en arts visuels et professeure à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), mène ce projet au MBAM depuis janvier 2017.

    Au programme : visites et ateliers menant à la construction d’un récit de vie ainsi qu’à la production d’œuvres à partir de motifs de carte géographique, véritable métaphore du parcours imaginaire. Ces gens issus de l’immigration ne sont ni des artistes ni des connaisseurs en art, mais ils n’en créent pas moins des œuvres riches de sens, qu’ils exposeront dans le cadre d’une présentation au MBAM.

  • La dramathérapie et l’art-thérapie pour l’intégration

    École Barthélemy-Vimont

    Le projet La dramathérapie et l’art-thérapie pour l’intégration vise à créer par les arts un lien d’appartenance entre des enfants de classe régulière et des enfants nouvellement arrivés à Parc-Extension, l’un des quartiers les plus démunis de Montréal, où le décrochage scolaire s’élève à près de 50 %.

    Né d’un partenariat entre l’École Barthélemy-Vimont de la Commission scolaire de Montréal et le Musée, ce projet réunit une classe de 4e année composée d’élèves majoritairement issus de l’immigration et une classe d’accueil constituée de nouveaux arrivants. Après avoir visité les collections du Musée, participé à des échanges et à des ateliers, les vingt-cinq jeunes créent ensemble une saynète théâtrale inspirée d’œuvres québécoises vues au MBAM. La classe de 4e année aide les nouveaux arrivants à s’exprimer, à traduire et, au besoin, à faciliter le processus créatif. Sous le regard avisé de Marie-Émilie Louis, dramathérapeute, et de Julie Vignola, art-thérapeute, les jeunes découvrent la culture québécoise tout en tissant des liens entre eux.