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Momies égyptiennes : passé retrouvé, mystères dévoilés au Musée des beaux-arts de Montréal
Momies égyptiennes : passé retrouvé, mystères dévoilés au Musée des beaux-arts de Montréal
Jusqu'au 28 juin 2020
Gratuit pour les Membres

Momies égyptiennes

Passé retrouvé, mystères dévoilés

Déjà vue par plus de 245 000 visiteurs, Momies égyptiennes offre – grâce à une approche innovante à la croisée des arts et de la science – un point de vue inédit sur le quotidien de six personnes ayant vécu le long du Nil entre 900 AEC et l’an 180 de notre ère. La prolongation de cette grande exposition qui devait se terminer le 29 mars dernier donne une seconde chance d'assister à ce rendez-vous incontournable pour toute la famille, et ce, jusqu'au 28 juin exceptionnellement!

Les visiteurs et les Membres du MBAM devront prendre rendez-vous en réservant leurs billets en ligne dès maintenant!

Consulter le guide des visiteurs

Six momies, six vies

Tamout

Tamout, femme d’âge moyen (35 à 49 ans), était chanteuse d’Amon. Sa momie révèle de nombreuses amulettes que les prêtres-embaumeurs ont placées sur sa peau après l’avoir enduite de produits cosmétiques. Servant à apprivoiser les puissances surnaturelles, ces talismans sculptés et modelés devaient protéger la défunte et lui conférer des pouvoirs spéciaux, quasi divins. Sur sa poitrine repose un « scarabée de cœur », amulette sur laquelle était gravé un sortilège qui empêchait les dieux de voir les méfaits cachés dans le cœur du mort lors du jugement de l’âme.

Momie de Tamout, début de la XXIIe dynastie, vers 900 AEC probablement Thèbes (Égypte), EA 22939. © The Trustees of the British Museum
Crédit

Nestaoudjat

L’exposition s’ouvre avec Nestaoudjat, une femme mariée originaire de Thèbes, dont le nom signifie « celle qui appartient à l’œil oudjat ». L’œil oudjat, ou œil d’Horus, représente un symbole d’intégrité. Nestaoudjat a vécu durant la dynastie koushite. À sa mort, vers l’an 700 avant notre ère, elle avait entre 35 et 49 ans. Son corps a été soigneusement préservé au moyen des techniques d’embaumement les plus sophistiquées de l’époque : séché dans le natron, il a été oint, selon les rites, d’huiles parfumées, puis rembourré. Enfin, il a été orné d’amulettes et enveloppé de lin, afin que la défunte soit protégée dans l’au-delà. Pendant ce processus, le corps a été remodelé en image divine possédant les qualités et les attributs d’Osiris. Cette incarnation parfaite était censée servir de point d’ancrage aux composantes spirituelles de la personne – le ba et le ka, entre autres –, ce qui lui permettrait d’exister dans l’au-delà et de circuler librement entre le royaume des vivants et celui des morts.

Cercueil intérieur de Nestaoudjat, XXVe dynastie, vers 700-680 AEC, EA 22812a. © The Trustees of the British Museum
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Irthorrou

Irthorrou était un stoliste, grand prêtre du temple d’Akhmim. Chargé de vêtir le dieu Min, il était également le maître des secrets. Sa momie témoigne des particularités d’une vie passée au service des dieux, ainsi que du pouvoir des prêtres de son rang. Diriger un temple était une tâche complexe. Les grands temples étaient comme de petites cités avec leur propre administration et une économie organisée, de la production de la nourriture à la tenue de livres, en passant par la gestion des équipements et l’élevage des animaux. Prêtres et prêtresses avaient droit aux mets les plus raffinés alors que le peuple subsistait essentiellement grâce aux plantes céréalières, pain et bière étant à la base de son alimentation. Les maladies et les blessures pouvaient être perçues comme une punition des dieux. Les prêtres de la déesse Sekhmet pratiquaient sans doute la médecine conventionnelle. Des papyrus nous éclairent sur les remèdes pharmaceutiques utilisés, notamment le nénuphar, employé pour soigner la douleur, le miel, pour ses vertus antiseptiques, et même l’opium.

Momie d’Irthorrou, Basse Époque, 26e dynastie, vers 600 AEC., EA 20745. © The Trustees of the British Museum
Crédit

Prêtresse

En compagnie d’une prêtresse anonyme, nous retournons au temple d’Amon, à Karnak. Il semble que cette femme ait été chanteuse – titre qui, à partir de la XXIIe dynastie, jouit d’un grand prestige. On imagine que sa tenue était composée d’habits somptueux et de parures précieuses, et qu’elle était maquillée et enduite d’huiles et de parfums. Pour souligner le contour de ses yeux et les faire paraître plus grands, notre chanteuse utilisait sans doute du khôl (fabriqué à partir de galène ou de vert malachite) : un fard aux propriétés antibactériennes qui repoussait, croyait-on, le mauvais œil. Elle ornait probablement son corps de simples parures en os ou de colliers multicolores extravagants. Les bijoux servaient aussi à chasser les esprits malins. Faisant partie de l’élite, les chanteurs et prêtres portaient une perruque dans certaines circonstances, comme des banquets ou des fêtes, et gardaient leurs cheveux très courts, voire rasés, car la pilosité corporelle était impure.

Cartonnage contenant la momie de la chanteuse de l'intérieur d'Amon, XXIIe dynastie, vers 800 AEC, Thèbes (Égypte), EA 25258. © The Trustees of the British Museum
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L’enfant d’Hawara

L’enfant d’Hawara vivait pendant la période romaine. Enveloppé de nombreuses couches de bandelettes, il avait été recouvert d’un masque en cartonnage joliment décoré, avec la poitrine et le visage dorés. Le soin avec lequel on l’a préparé pour la vie éternelle illustre une vénération nouvelle des enfants, rarement momifiés auparavant. Les profonds bouleversements sociaux qui secouent la vallée du Nil à l’époque en font un carrefour pour les traditions grecques, romaines et égyptiennes – un métissage qui se reflète surtout dans les pratiques funéraires. Vêtements, jouets en bois et tessons de poterie (ostraca) portant des inscriptions dévoilent leurs jeux et leur imaginaire.

Momie d’un enfant, époque romaine, vers 40-60 EC, Hawara (Égypte), EA 22108. © The Trustees of the British Museum
Crédit

Jeune homme de Thèbes

La pratique de la momification se poursuit pendant la dynastie des Ptolémées et la période romaine, alors que le métissage culturel toujours croissant ouvre la voie à de nouvelles techniques. Comme des centaines d’autres retrouvées dans l’oasis de Médinet el-Fayoum, la dernière momie est décorée d’un portrait. Son identité demeure inconnue, mais sur la plaque de bois, ce jeune homme de Thèbes aux grands yeux et aux épais cheveux bouclés est représenté vêtu d’une tunique blanche ornée d’une bande rose (le clavus) et d’une cape. Si les clavi étaient, à Rome, les insignes des différentes classes de citoyens, il s’agirait plutôt ici d’une allusion à la coutume romaine. Curieusement, les momies de cette époque portaient une étiquette, sans doute pour les identifier et éviter qu’on ne les confonde : la pratique de la momification connaissant une popularité grandissante, les embaumeurs avaient beaucoup de commandes à gérer…

Momie d’un homme, époque romaine, vers 140-180 EC, probablement Thèbes (Égypte), EA 6713. © The Trustees of the British Museum
Crédit

Science et archéologie

Le British Museum possède 80 momies égyptiennes. Pour la plupart acquises au dix-neuvième siècle de collectionneurs européens, leur provenance exacte demeure largement inconnue. Suivant son code déontologique, le British Museum refuse toute intervention invasive sur ces momies, notamment de défaire leurs bandelettes. Or, depuis plus de dix ans, elles font l’objet de recherches menées selon les méthodes scientifiques les plus avancées qui permettent de préserver leur intégrité. Cette approche à la fine pointe de la technologie jette un nouvel éclairage sur différents aspects de la vie (et de la mort) de six personnes ayant vécu en Égypte entre 900 AEC et l’an 180 de notre ère. Leurs scans radiographiés fournissent des renseignements rarement accessibles au moyen de sources archéologiques traditionnelles.

L’excellent état de conservation des momies du British Museum renseigne les anthropologues et les archéologues sur des aspects importants touchant la biologie, la génétique, le régime alimentaire, les maladies, les rites funéraires et les techniques d’embaumement. Grâce au développement des appareils à rayons X durant les années 1970, le recours aux techniques invasives n’est plus nécessaire. Aujourd’hui, la tomodensitométrie (CT scan) et l’imagerie tridimensionnelle à haute résolution ont remplacé ces appareils. Le tomodensitomètre allie radiographie et ordinateur : un faisceau de rayons X est déplacé autour de la momie de manière à produire des milliers d’images transversales.

Grâce à l’anthropologie physique, à l’égyptologie, à la recherche scientifique et à la conservation, notre compréhension du passé permet de redonner vie à ces habitants de la vallée du Nil.

Bonifiez votre expérience

Audioguides

Des audioguides sont proposés aux adultes et aux enfants! Agrémentez votre parcours d’une plongée dans les mythes et coutumes de l’époque.

Vous pouvez accéder à l’audioguide seulement depuis l’application MBAM.

Ils en parlent

On apprend des nouvelles choses sur leurs vies, sur l’époque. […] on voit ce que l’imagerie nous permet d’apprendre sans ouvrir, sans détruire les momies.

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Logo Radio-Canada

Jean François Bouthillette

ICI Radio-Canada Première, Les années lumière

The exhibit, which runs from Sept. 14 to Feb. 2, 2020, offers a chance 'to really understand how they lived, not just the mummy, but as people.

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logo CBC
Morgan Lowrie
CBC.ca

Un grand voyage qui permettra aux visiteurs de se plonger dans l’Égypte antique à travers l’art et la science.

logo ICI Radio-Canada
Nabi-Alexandre Chartier
ICI Radio-Canada Télé, Téléjournal

The Museum will host six mummies from overseas, in an effort to educate Montrealers on ancient Egyptian life, death and the afterlife.

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logo Global News
Brittany Henriques
Global News

Toutes ces informations, on le sait grâce à la technologie qui permet de dévoiler les mystères des momies et raconter leurs histoires. C’est vraiment la particularité de l’exposition.[...] Vraiment fascinant!

logo ICI Radio-Canada
Eugénie Lépine-Blondeau
ICI Radio-Canada Première, Tout un matin

C’est la grande exposition de la rentrée.

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logo La Presse +
Éric Clément
La Presse +

Cette exposition a aussi toute une dimension qui est scientifique.

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logo ICI Radio-Canada
Sophie-Andrée Blondin
ICI Radio-Canada Première, Les années lumière

And if a few minutes in her [Nestawedjat] company is any indication, visitors will leave feeling they’ve made six new friends. [...] Finding yourself in the same room with a mummy, you feel the life force of a person who hasn’t been alive, in the literal sense, for nearly 3,000 years.

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logo The Montreal Gazette
Ian McGillis
The Montreal Gazette

C’est absolument fascinant. Et oui c’est familial. Même si on peut penser que c’est un peu morbide, je pense que ce ne l’est pas, au contraire.

logo ICI Radio-Canada
Catherine Richer
ICI Radio-Canada Première, Le 15-18

Au-delà des cercueils richement ornés, au-delà du statut social élevé immanquablement associé à la momification, ce sont donc des êtres vulnérables, que l’on rencontre ici, de chair, de sang, et de souffrance.

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logo Le Devoir
Caroline Montpetit
Le Devoir

The newest technologies unravel the mysteries of 3,000 years ago.[...] Get a glimpse of life and death in ancient Egypt through these amazing artifacts.

logo CTV News Montreal
Christine Long
CTV, CTV News Montreal

Je vous invite fortement à aller voir cette exposition.

logo Qub Radio
Anaïs Guertin-Lacroix
Qub Radio, Dutrizac sur mesure

Je souligne rapidement l’audioguide : on en a créé un pour les adultes, mais aussi un pour les enfants. C’est une visite familiale.

logo ICI Radio-Canada
Katerine Verebely
ICI Radio-Canada Première, Samedi et rien d’autre

C’est fou ce qu’on a appris là-dedans. C’est fou ce que la science fait dire à ses vieilles momies. [...] Si vous voulez voir ces cercueils, ces momies, ces couleurs, ces objets, tous ces secrets cachés que la science vient de révéler, bien c’est l’exposition Momies égyptiennes : passé retrouvé, mystères dévoilés.

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logo ICI Radio-Canada
Jean François Bouthillette
ICI Radio-Canada Première, Les années lumières

If you are in Montreal, you must go and see it.

logo CJAD 800
Dr. Joe Schwarcz
CJAD 800, The Dr. Joe Show

C’est vraiment une occasion unique que nous offre le MBAM! [...] C'est une belle manière de faire découvrir un pan de l'histoire humaine aux minis!

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logo TPL Moms
TPL Moms
tplmoms.com

Elles nous fascinent depuis toujours et elles n'ont pas fini de nous révéler leurs secrets. [...] C'est une première nord-américaine qui allie art et science.

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logo TV5 Monde
Catherine François
TV5 Monde, Le Journal International

Vous allez adorer votre visite! Une sortie en famille fort intéressante qui générera de belles discussions intelligentes avec les vôtres.

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Stéphanie Robillard-Sarganis
Mabanlieue.net

Je ne peux que trop vous recommander d’aller voir cette exposition unique en son genre.

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logo Nightlife.ca
Barbara Heath-Lopez
Nightlife.ca

C’est vraiment impressionnant! [...] Pas besoin de vous dire que cette exposition est un succès sur toute la ligne: nous avons même envie d’y retourner pour y passer encore plus de temps! À ne pas manquer!

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Valérie Thibault
Familleaumenu.com

C’est la grande exposition de la rentrée au Canada.

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logo TV5 Monde
Pascale Veysset
TV5 Monde, Le Journal International

Crédits et commissariat

L’exposition a été organisée par le British Museum, Londres, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal. Le commissariat est assuré par Marie Vandenbeusch, conservatrice, et Daniel Antoine, conservateur de bioarchéologie, département de l’Égypte et du Soudan, British Museum. Laura Vigo, conservatrice de l’archéologie et de l’art asiatique, MBAM, est commissaire de la présentation montréalaise, dont la scénographie est réalisée par Sandra Gagné, chef de la Production des expositions, MBAM, en collaboration avec Principal Studio et Graphics eMotion.

L’exposition est présentée par Raymond James en collaboration avec Hydro-Québec, Tourisme Montréal et Ubisoft. Le Musée reconnaît l’apport essentiel d’Air Canada, de Denalt, du Cercle des Anges du MBAM et de ses partenaires médias : Bell, La Presse+ et Montreal Gazette. L’exposition a également reçu le soutien du ministère du Patrimoine canadien par le biais du Programme d’indemnisation pour les expositions itinérantes au Canada.

Remerciements

logo du Musée des beaux-arts de Montréal
logo du British Museum
Un présentation de
logo de Raymond James
En collaboration avec
logo d'HydroQuébec
logo de Tourisme Montréal
logo d'Ubisoft
logo Graphics eMotion
Fournisseurs officiels
logo Air Canada
logo Denalt
logo Cercle des Anges
logo Bell
logo La Presse +
logo The Montreal Gazette
logo du Conseil des arts de Montréal
logo de la Ville de Montréal
logo du Gouvernement du Canada
logo du Gouvernement du Québec
Momie de Tamout, début de la XXIIe dynastie, vers 900 AEC probablement Thèbes (Égypte), EA 22939. © The Trustees of the British Museum

Momie de Tamout, début de la XXIIe dynastie, vers 900 AEC probablement Thèbes (Égypte), EA 22939. © The Trustees of the British Museum

Cercueil intérieur de Nestaoudjat, XXVe dynastie, vers 700-680 AEC, EA 22812a. © The Trustees of the British Museum

Cercueil intérieur de Nestaoudjat, XXVe dynastie, vers 700-680 AEC, EA 22812a. © The Trustees of the British Museum

Momie d’Irthorrou, Basse Époque, 26e dynastie, vers 600 AEC., EA 20745. © The Trustees of the British Museum

Momie d’Irthorrou, Basse Époque, 26e dynastie, vers 600 AEC., EA 20745. © The Trustees of the British Museum

Cartonnage contenant la momie de la chanteuse de l'intérieur d'Amon, XXIIe dynastie, vers 800 AEC, Thèbes (Égypte), EA 25258. © The Trustees of the British Museum

Cartonnage contenant la momie de la chanteuse de l'intérieur d'Amon, XXIIe dynastie, vers 800 AEC, Thèbes (Égypte), EA 25258. © The Trustees of the British Museum

Momie d’un enfant, époque romaine, vers 40-60 EC, Hawara (Égypte), EA 22108. © The Trustees of the British Museum

Momie d’un enfant, époque romaine, vers 40-60 EC, Hawara (Égypte), EA 22108. © The Trustees of the British Museum

Momie d’un homme, époque romaine, vers 140-180 EC, probablement Thèbes (Égypte), EA 6713. © The Trustees of the British Museum

Momie d’un homme, époque romaine, vers 140-180 EC, probablement Thèbes (Égypte), EA 6713. © The Trustees of the British Museum

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