Dans les arts courtois du Moyen Âge, il était courant de combiner des scènes romantiques à des images de fauconnerie, comme l’illustre cette tapisserie. L’inscription répétée « a mué » fait allusion à un trope littéraire comparant l’imprévisibilité d’une jeune mariée à celle d’un faucon perdant ses premières plumes. À cette allégorie populaire sont jumelées deux armoiries associant le jeune couple à la maison française de Beaufort-Canillac. Réalisé par de célèbres tisserands des Pays-Bas méridionaux, ce modèle somptueux d’art textile était suspendu dans un château, où il commémorait probablement un mariage.