L’exposition est produite par le MBAM en collaboration avec le musée Rodin. Elle est mise en tournée par le MBAM au Virginia Museum of Fine Arts, Richmond (21 novembre 2015 – 13 mars 2016), puis au Peabody Essex Museum, Salem (16 mai – 5 septembre 2016).

Imaginée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration avec le musée Rodin, Paris, cette exposition est la plus importante jamais consacrée à Rodin au Canada, avec 300 œuvres.

Métamorphoses. Dans le secret de l’atelier de Rodin bénéficie de prêts exceptionnels du musée Rodin tels que les plâtres monumentaux du Penseur ou encore de L’Homme qui marche  – des chefs-d’œuvre exposés pour la première fois en Amérique du nord – et un ensemble de merveilleuses coupes et fleurs, pour la première fois en Amérique. L’exposition comprend 171 sculptures, des croquis, des aquarelles ainsi qu’une sélection des 70 clichés par Eugène Druet, photographe collaborateur de Rodin, récemment acquis par le MBAM.

#MBAMRODIN

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Participez et courez la chance de gagner une paire de billets pour l’exposition Rodin en partageant votre photo avec le mot-clic #mbamrodin. Un gagnant par semaine !

L’Homme qui Marche

Pour la première fois en Amérique du nord

Capsule vidéo sur l’installation de L’Homme qui marche de Rodin, prêté exceptionnellement par le musée Rodin et exposé pour la première fois en Amérique du nord.

Site mobile Rodin

Site mobile Rodin

Pour une meilleure expérience lors de votre visite de Métamorphoses. Dans le secret de l’atelier de Rodin, consultez tous les textes de l’exposition sur votre appareil intelligent grâce au site mobile mis à votre disposition. Les œuvres de Rodin n’auront désormais plus aucun secret pour vous !

Dès votre entrée dans l’exposition, rendez-vous au mbamrodin.com

N’oubliez pas cependant que « L’œil ne connaît pas d’interdit », les mains, si. Donc merci de ne pas toucher aux œuvres.

Bonne visite !

Le site Mobile a été réalisé dans le cadre du Plan culturel numérique du Québec.

Auguste Rodin

Né à Paris dans un milieu modeste, Auguste Rodin (1840-1917) reçoit une formation de sculpteur ornemaniste avant d’intégrer les ateliers d’artistes en vue sous le Second Empire, au premier rang desquels figure le néobaroque Carrier-Belleuse. Au service des autres pour des travaux ingrats, il lui faut attendre la fin des années 1870 et la révélation de son Âge d’airain pour être découvert par la critique.

De grandes commandes publiques, notamment le projet dantesque de La Porte de l’Enfer (1880), destinée à un musée des arts décoratifs pour Paris, lui permettent de s’affranchir, souvent dans une aura de scandale. Si cette commande est finalement annulée, le peuple qui la compose s’en échappe pour devenir un lexique de formes que le sculpteur recycle, transforme et métamorphose sans fin.

Son génie s’impose en France comme à l’international en 1900, lorsqu’il est invité à présenter, en marge de l’Exposition universelle à Paris, une rétrospective révolutionnaire de son œuvre au pavillon de l’Alma. Le XXe siècle naissant reconnaît alors en lui un créateur incontournable, collectionné avec passion depuis en France, en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, mais aussi au Canada.

«Nous sommes des ouvriers dont la journée ne finit jamais.»

– Auguste Rodin

Thèmes

La main de Dieu

La Main de Dieu, chef-d’œuvre en marbre du Metropolitan Museum, à New York, où les doigts du démiurge s’extraient de la matière inerte comme pour enfanter le premier couple de l’humanité, introduit à cette réflexion sur l’atelier. Rodin réfléchit sur la puissance évocatrice de la main créatrice qui fait naître, caresse, menace ou détruit les modèles à peine éclos. C’est l’artiste qui transforme la matière, modèle, donne force et vie aux figures.

Le plâtre, un univers rodinien

Qui dit moulage dit possibilités de répétition, fragmentation, assemblage, agrandissement à l’infini, autant de techniques usuelles et périphériques dans les pratiques d’atelier que Rodin connaissait déjà mais qu’il place au cœur de son processus créatif, laissant place au hasard, à l’intuition, à l’expérimentation, à l’étude suivant un principe de création continu inédit.

Pour ce travail de germination et de répétition, le matériau fondamental reste le plâtre. Rodin exploite désormais davantage un répertoire de réalisations anciennes qu’il n’en crée de nouvelles, ce processus de maturation devenant la colonne vertébrale de son œuvre.

Marbres et praticiens

Rodin semble n’avoir pris qu’exceptionnellement les outils mais contrôlait attentivement l’exécution, par les praticiens responsables, de la transposition de ses sculptures dans la pierre. Patron exigeant, et même difficile, il savait reconnaître les qualités de ses meilleurs praticiens, élèves et amis comme Desbois et Bourdelle. Il confiait ses maquettes au ciseau entraîné de très bons sculpteurs qui travaillaient dans son atelier pour compléter leurs revenus, et dont les noms oubliés méritent d’être soulignés, comme Jean Escoula.

Rodin et ses modèles

La question du modèle est inséparable de la réflexion sur ce qui se joue dans l’atelier comme lieu de vie et d’élaboration artistique. «Comment décrire cette chair qui me rend si attentif ?», écrit Rodin sur un dessin. Une de ses activités privilégiées dans l’atelier consiste à travailler avec des modèles vivants, libres de circuler, sans pose académique. Il exécute d’abondants croquis au crayon sans même regarder la feuille, en se concentrant sur la captation d’une pose ou d’un détail.

Bronzes et fondeurs

Le bronze, médium fondamental dans la carrière de tout sculpteur à la fin du XIXe siècle – il existe alors 600 fonderies en France –, inspire Rodin par la richesse de ses effets et son potentiel commercial. Il collabore avec de nombreux fondeurs tout au long de sa carrière, les plus importants étant sans doute Barbedienne, Perzinka et la famille Rudier (François, puis Eugène). Réunir les exemples du travail de ces artisans met en valeur la pluralité des savoirs et des expériences au service de sa vision. C’est l’occasion de regarder autrement certaines œuvres parmi les plus célèbres de Rodin – L’Âge d’airain, Le Baiser, L’Éternel Printemps – sous un angle technique (éditions ancienne et récente, chef-modèle, fonte au sable…).

Eugène Druet

L’exposition Métamorphoses. Dans le secret de l’atelier de Rodin fournit au Musée l’occasion de dévoiler pour la première fois son fonds de photographies des œuvres de Rodin prises du vivant de l’artiste par le photographe Eugène Druet (1868-1917). Druet rencontre Rodin en 1896 et s’associe à lui pour réaliser et commercialiser des clichés de ses œuvres. Plâtres, marbres et bronzes sont alors mis en scène avec soin. Cette collection constitue à ce jour l’ensemble de photographies le plus important, après le fonds du musée Rodin bien sûr, et celui de la NationalGalerie de Berlin. Très intéressé par le rôle de la photographie dans son travail de recomposition et de maturation, Rodin y voit un véritable instrument de création, au même titre que le dessin ou les modèles de moulage.

Rodin vu par Denys Arcand et Adad Hannah

Le MBAM présente, en première américaine, une nouvelle installation conçue par Adad Hannah, artiste photographe et vidéaste de Vancouver, et par le cinéaste québécois Denys Arcand. Intitulée Les Bourgeois de Vancouver, elle a été inaugurée à Paris, à deux pas du célèbre bronze déposé à l’entrée des jardins du musée Rodin dont elle est directement inspirée, lors de l’exposition Denys Arcand/Adad Hannah, présentée au Centre culturel canadien du 11 février au 16 mai 2015. À Montréal, elle prend place auprès de la série Unwrapping Rodin (2010) d’Adad Hannah.

« Rodin utilise tout ce qui lui tombe sous la main : branchettes, coquilles d’œuf, journaux, briques, et nous emmène beaucoup plus loin, vers une pratique de bricolage que n’aurait pas reniée Picasso. »

– Catherine Chevillot, directrice du Musée Rodin, Paris

Crédits et commissariat

L’exposition est produite par le MBAM en collaboration avec le musée Rodin, et mise en tournée par le MBAM au Virginia Museum of Fine Arts, Richmond (21 novembre 2015 – 13 mars 2016), puis au Peabody Essex Museum, Salem (16 mai – 5 septembre 2016). Le commissariat est assuré par Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, assistée de Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens du MBAM, et Sophie Biass-Fabiani, conservatrice du patrimoine pour le musée Rodin, sous la direction de Catherine Chevillot, directrice. La scénographie est conçue par Sandra Gagné, chef de la Production des expositions au MBAM, et Nathalie Crinière, de l’agence NC, Paris. Soulignons également la collaboration de la Société des arts technologiques (SAT).

L’exposition est présentée à Montréal par Fiera Capital, en collaboration avec l’Association des bénévoles du Musée, Ciot, Air Canada, Bell, Tourisme Montréal, MABI, Richter, La Presse et Montreal Gazette. Elle a bénéficié de la générosité du ministère du Patrimoine canadien par le biais du Programme d’indemnisation pour les expositions itinérantes au Canada. Le Musée tient à remercier le ministère de la Culture et des Communications du Québec pour son appui essentiel, de même que le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.

Le programme d’expositions internationales du Musée bénéficie de l’appui financier du fonds d’expositions de la Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal et du fonds Paul G. Desmarais. Le Musée remercie également l’Association des guides bénévoles pour son apport essentiel à la vie du Musée, ainsi que tous ses membres et les nombreuses personnes, entreprises et fondations qui lui accordent leur généreux soutien, notamment la Fondation de la Chenelière et la Fondation Arte Musica.

Que toutes les personnes qui ont permis, par leur généreux concours, leur encouragement et leur soutien à la réalisation de cette exposition et de sa publication scientifique trouvent ici l’expression de notre gratitude.

Musée Rodin, Paris
Fiera Capital