• Catherine Bolduc (née en 1970), Tentative d’évasion, 2016, film polyester translucide, lampes à DEL, lecteur MP3, haut-parleurs, table, tables tournantes, chaise, objets divers. Trame sonore de Kerim Yildiz. Prêt, collection particulière. Photo MBAM, Jean-François Brière
  • Rebecca Belmore (née en 1960), Mixed Blessing, 2011, veste en coton, cheveux synthétiques, perles, Hydrocal. MBAM, achat, fonds commémoratif Louise Lalonde-Lamarre. Photo MBAM, Denis Farley et Jean-François Brière
  • Mathieu Lefevre (1981–2011), Rotten Tomatoes, 2011, huile sur toile. Prêt, collection Alain et Erika Lefevre avec le concours du Centre d’art et de diffusion Clark, Montréal. Photo MBAM, Denis Farley

MNÉMOSYNE

Quand l’art contemporain rencontre l’art du passé

Jusqu’au 20 mai, 2018

Cette présentation propose un parcours-découverte ponctué de rencontres entre des oeuvres nouvellement déployées dans le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein et des installations, sculptures, peintures et photographies de 14 artistes québécois et canadiens d’aujourd’hui : Edmund Alleyn, Rebecca Belmore, Catherine Bolduc, Dan Brault, Jack Chambers, Pierre Dorion, Karel Funk, Manon Labrecque, Mathieu Lefèvre, Karine Payette, Michael Snow, Marion Wagschal, Kim Waldon et le collectif N.E. Thing Co. (Iain & Ingrid Baxter).

Chacune de ces oeuvres contemporaines exposées dans le Pavillon Jean-Noël Desmarais est librement associée à un tableau issu de la collection d’art international du Musée présentée dans le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein – des oeuvres signées Paulus Bor, Valentin de Boulogne (dit Valentin), Pieter Bruegel le Jeune, Salvador Dalí, Claude Gellée (dit Claude Lorrain), Jan Fyt, Sigmund Holbein, Eugène Isabey, Jacques Linard, Claude Monet, N. L. Peschier, Pieter van Roestraten, Jacques Sablet le Jeune ou Jean-Joseph Taillasson.

Ces rapprochements, fondés sur des parentés stylistiques, formelles ou thématiques, provoquent des collisions esthétiques au travers du temps et des détournements de genres (la nature morte, le portrait, le paysage), d’un thème classique (la mort, la scène de famille, la figure repentante, le grotesque) ou de parentés formelles (le drapé, le style cubiste) et renouvellent le contexte d’interprétation des oeuvres. Ce jeu de libre association permet de plus de voir les oeuvres d’art ancien dans un contexte actuel et d’inscrire les oeuvres contemporaines dans une perspective historique plus étendue.

Intitulée Mnémosyne, cette exposition porte le nom de la déesse grecque de la mémoire. Elle s’appuie sur une approche préconisée par l’historien de l’art allemand Aby Warburg (1866-1929) dans son Atlas Mnémosyne. L’objectif de Warburg n’était pas de synthétiser, de décrire ou de classer, mais plutôt de raconter l’histoire de l’art en montrant la complexité fondamentale des images et leurs interrelations. Sa méthode consistait à disposer sur un grand tableau noir différentes images d’oeuvres portant sur une même période ou un même thème, leur association révélant des rapports formels et conceptuels qui, autrement, resteraient invisibles. L’approche associative de Warburg est toute désignée pour découvrir, ou redécouvrir, la richesse de ces dialogues esthétiques impromptus.

Commissariat

Le commissariat de cette exposition est assuré par Geneviève Goyer-Ouimette, conservatrice de l’art québécois et canadien contemporain et titulaire de la Chaire Gail et Stephen A. Jarislowsky au MBAM.

La scénographie est réalisée par Sandra Gagné, chef de la production des expositions au MBAM.

Détail de l’oeuvre: Dan Brault (né en 1979), S’attarder dans la demeure du temps (Vanitas), 2016, acrylique et huile sur toile. MBAM, achat, don de R. Fournelle. Photo MBAM, Christine Guest