« You Say You Want a Revolution »
Déjà plus de 110 000 visiteurs !

17 juin 2017 – 9 octobre 2017

Billet

L’achat d’un billet pour l’exposition Révolution, « You Say You Want a Revolution » donne également accès à l’exposition Love Is Love.

RÉVOLUTION est une odyssée tout en musique qui retrace les idéaux et les aspirations de la fin des années 1960 exprimés dans la musique, le cinéma, la mode et le design.

L’exposition explore les thèmes de la société de consommation, des manifestations contre la guerre du Viêt Nam, des mouvements pour les droits civils, de la révolution sexuelle, de l’expérimentation du LSD, des concerts légendaires, de la vie communautaire et de l’environnementalisme.

Munis d’un casque d’écoute haute-fidélité qui synchronise son et image selon leur localisation dans les salles, les visiteurs sont conviés à un voyage immersif innovateur dans les rues de Londres, où la mode ne cesse de se réinventer ; au cœur des manifestations du Mai 1968 parisien ; pendant le Summer of Love de San Francisco ; dans l’ambiance du festival de Woodstock, de l’Osstidcho et de l’Expo 67 à Montréal.

Environ 700 œuvres et objets rendent compte du climat social et culturel de l’époque avec, en bande sonore, les grands succès musicaux internationaux et québécois de l’époque, des extraits de films phares et des entrevues de personnalités emblématiques.

L’été au Musée des beaux-arts de Montréal est placé sous le signe du Flower Power et de la rébellion en chansons, avec Montréal et l’Expo 67 au cœur de ces révolutions.

Prolongez l'expérience musicale de l'exposition Révolution grâce à cette sélection musicale offerte par Stingray

Le Musée des beaux-arts de Montréal vous invite à prolonger l’expérience de l’exposition Révolution en écoutant cette sélection musicale inspirée par l’optimisme, les idéaux et les aspirations de la fin des années 1960.

1966-1970 : des révolutions en musique

Sous l’impulsion d’une jeunesse mue par un profond désir de changement et de liberté, les citoyens se rassemblent pour remettre en question l’establishment, dans toutes les sphères de la société.

Six révolutions y sont abordées : révolution de l’identité chez les jeunes (l’apparence), révolution des idées (la manière de penser), révolution de la rue (la façon de changer la société), révolution de la consommation (les habitudes d’achat), révolution de la société (le mode de vie), et révolution des communications (la manière d’apprendre). Chacune de ces révolutions transforme, à sa façon, la société occidentale y compris le Québec, influençant notre mode de vie actuel et notre manière d’envisager l’avenir.

Cette « explosion » culturelle, sociale, artistique et technologique survenue de 1966 à 1970 se reflète dans les grands succès musicaux de l’époque qui feront vibrer toutes les salles de l’exposition – les Beach Boys, les Beatles, les Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Joni Mitchell, les Rolling Stones, Neil Young, les Who… sans oublier les artistes du Québec comme Robert Charlebois, Leonard Cohen et Louise Forestier –, les entrevues de personnalités emblématiques (Yoko Ono, Twiggy…), et les extraits de films phares, mais aussi les vêtements, objets de design, affiches, pochettes d’albums, publications, œuvres d’art, photographies et documents d’archives.

Swinging London

L’accroissement de la population provoqué par le baby-boom et l’augmentation du salaire moyen permettent soudain aux jeunes d’accéder à une foule de nouveaux lieux, y compris des boutiques de vêtements et des centres de diffusion artistique.

Londres s’impose comme la capitale de la mode qui, pour la première fois, n’est plus le privilège des bien nantis, ni même des femmes. Et, dans la foulée de la « Beatlemania », la pop s’affranchit du vieux carcan du divertissement et s’enrichit au contact des courants américains.

 

Chansons que l’on peut entendre dans cette section de l’exposition

« Dedicated Follower of Fashion » – The Kinks

« Daydream » – The Lovin’ Spoonful

« My Generation » – The Who

« God Only Knows » – The Beach Boys

« Nowhere to Run » – Martha Reeves & the Vandellas

« Le début d’un temps nouveau » – Renée Claude

« Un nouveau jour va se lever » – Jacques Michel

« The Times They Are A-Changin’ » – Bob Dylan

 

Contre-culture et boîtes de nuit

Les drogues récréatives, qui exacerbent les perceptions sensorielles, ouvrent la voie à de nouvelles expérimentations en musique, en art, en cinéma et en littérature. Dans l’esprit de la Beat Generation, les drogues, la musique et les religions exotiques alimentent le mouvement underground de la fin des années 1960.

À Montréal, La Mousse Spacthèque, décorée en 1966 par l’artiste Jean-Paul Mousseau, vibre de l’énergie nouvelle qui anime l’art et le design. Ce bar-discothèque de la rue Crescent, un espace d’un genre alors inédit, se veut une œuvre d’art total, où une ambiance immersive marie son, lumière et couleurs.

 

Chansons que l’on peut entendre dans cette section de l’exposition

« Magic Bus » – The Who

Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band – The Beatles

« White Rabbit » – Jefferson Airplane

« Eight Miles High » – The Byrds

« Strange Brew » – Cream

« Purple Haze » – Jimi Hendrix

« See Emily Play » – Pink Floyd

« Born to be Wild » – Steppenwolf

« (I Can’t Get No) Satisfaction » – Rolling Stones

Les voix de la dissidence

Dans les années 1960, militants politiques et manifestants anti-establishment prennent les rues d’assaut. Partout sur la planète, on s’oppose à la guerre du Viêt Nam.

Les Black Panthers – un parti afro-américain fondé à Oakland (Californie) en 1966 – revendiquent le recours aux armes comme moyen de protection, alors que les défenseurs des droits civiques entrent en campagne contre la pauvreté urbaine.

Au Québec, après la Révolution tranquille, une série d’évènements sociaux et politiques atteignent leur point culminant avec la crise d’Octobre 1970. Les manifestations s’amplifient à mesure que les francophones se sentent de plus en plus victimes de la mainmise des anglophones sur l’économie.

 

Chansons que l’on peut entendre dans cette section de l’exposition

« Paris Mai » – Claude Nougaro

« Ballad of the Green Berets » – Barry Sadler

« Street Fighting Man » – Rolling Stones

« Fortunate Son » – Creedence Clearwater Revival

« Revolution » – The Beatles

« Québécois » – La Révolution française

« J’ai marché pour une nation » – Michel Pagliaro

La consommation et les expositions universelles : l’Expo 67 à Montréal

L’amélioration soudaine de la situation financière des individus et la nouvelle accessibilité au crédit révolutionnent les modes de consommation.

La télédiffusion en direct d’évènements marquants comme la guerre du Viêt Nam et la conquête de la Lune fait entrer l’actualité internationale dans les foyers.

Le design de masse et les progrès de la technologie sont dévoilés au monde entier lors des expositions universelles à Montréal, en 1967, et à Osaka, en 1970, qui accueillent des foules inattendues de plus de 50 millions et de 64 millions de visiteurs respectivement.

 

Chansons que l’on peut entendre dans cette section de l’exposition

« A Whiter Shade of Pale » – Procol Harum

« Space Oddity » – David Bowie

« J’ai perdu 15 cents dans le nez froid d’un ange bronze » – L’Infonie

« Le petit roi » – Jean-Pierre Ferland

« Suzanne » – Leonard Cohen

« Un jour, un jour » – Michèle Richard

« Hey Friend, Say Friend » – Donald Lautrec

« Cerveau gelé » – Claude Dubois

« Centre-élan » – Gilles Tremblay

« Fleurs d’amour, fleurs d’amitié » – Nanette Workman & Tony Roman

Les rassemblements et les festivals

À la fin des années 1960, les festivals en plein air incarnent un mode de rassemblement révolutionnaire, incarnant une société communautaire, libérale et permissive.

En 1969, le festival de Woodstock accueille, contre toute attente, au-delà de 450 000 personnes. C’est l’évènement musical mythique de la décennie.

À Montréal, l’Osstidcho du 28 mai 1968 – une messe rock psychédélique en phase avec la contre-culture de l’époque – réunit Yvon Deschamps, Robert Charlebois, Louise Forestier, Mouffe, Jacques Perron, Michel Robidoux et Le Jazz libre du Québec sur la scène du Théâtre de Quat’Sous.

 

Chansons que l’on peut entendre dans cette section de l’exposition

« Going Up the Country » – Canned Heat

« Volunteers » – Jefferson Airplane

« The “Fish” Cheer / I-Feel-Like-I’m-Fixin’-to-Die Rag » – Country Joe & The Fish

« I Want to Take You Higher » – Sly & The Family Stone

« My Generation » – The Who

« The Star-Spangled Banner » – Jimi Hendrix

« Woodstock » – Crosby, Stills, Nash & Young

« Find the Cost of Freedom » – Crosby, Stills, Nash & Young

« Give Peace a Chance » – John Lennon

L’Osstidcho : « Lindberg » – Robert Charlebois and Louise Forestier

Les communes et la côte ouest des États-Unis

Le mouvement hippie et l’utopie communautaire des années 1960 donnent naissance, sur la côte Ouest américaine, à un éventail de communautés alternatives.

C’est également sur la côte Ouest qu’en 1968 l’ordinateur, la souris, l’hypertexte et la vidéoconférence y sont présentés en primeur, fruits d’un idéal hippie visant le partage du savoir.

 

Chansons que l’on peut entendre dans cette section de l’exposition

« California Dreamin’ » – The Mamas & The Papas

« The End » – The Doors

« Friend of the Devil » – Grateful Dead

« What’s Going On » – Marvin Gaye

« Aquarius / Let the Sunshine In » – The 5th Dimension

« Woodstock » – Joni Mitchell

« L’affaire » – L’Infonie

« Une révolution dans les têtes »

Pour plusieurs, les changements durables amorcés entre 1966 et 1970 ont façonné une nouvelle attitude et provoqué « une révolution dans les têtes ». Multiculturalisme, féminisme, libération des homosexuels, environnementalisme et esprit communautaire puisent tous à même l’idéalisme des années 1960.

 

Chansons que l’on peut entendre dans cette section de l’exposition

« Imagine » – John Lennon

« Aimons-nous » – Yvon Deschamps

Activités culturelles

Dans le cadre de cette exposition, le Musée propose une programmation variée de films, de conférences et de concerts, ainsi que des visites guidées et des activités pour les familles. Ces activités sont pour la plupart gratuites.

Si vous désirez enrichir votre expérience au Musée, n’hésitez pas à consulter les différentes rubriques de notre calendrier culturel :

CINÉMA

CONFÉRENCES

CONCERTS

VISITES GUIDÉES

ACTIVITÉS FAMILLE

Activités spéciales reliées à l’exposition

PLACE AUX JEUNES COMMISSAIRES DE DEMAIN

Pour la première fois, des adolescents ont été invités comme commissaires pour présenter leur vision d’un monde en changement en réalisant une exposition des œuvres de la collection du Musée. Quinze élèves de l’école secondaire James Lyng de la Commission scolaire English Montreal ont sélectionné 20 œuvres des années 1960 à aujourd’hui, qui témoignent de leurs préoccupations pour la justice sociale, la musique et la mode, ainsi que la place réservée au rêve et à l’utopie dans notre société.

Publication

L’exposition est accompagnée d’un livre de 320 pages richement illustrées, publié en français par les Éditions scientifiques du MBAM, en collaboration avec 5 Continents Éditions, Milan, et en anglais par V&A Publishing, Londres, sous la direction de Victoria Broackes et Geoffrey Marsh.

Crédits et commissariat

Cette exposition est organisée par le Victoria and Albert Museum (V&A), Londres, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). Les commissaires sont Geoffrey Marsh, directeur de la section « Théâtre et performance », V&A, et Victoria Broackes, conservatrice en chef de la section « Théâtre et performance » et directrice du London Design Festival, V&A. À Montréal, le commissariat est assuré par Diane Charbonneau, conservatrice des arts décoratifs modernes et contemporains et de la photographie, MBAM. La scénographie est réalisée par Sandra Gagné, chef de la Production des expositions, MBAM, sous la direction de Nathalie Bondil, en collaboration avec Paprika, pour le design, et Silent Partners Studio, pour la conception et l’adaptation vidéo. L’expérience sonore immersive est une réalisation de Sennheiser. À la sélection musicale proposée par le V&A s’ajoute un volet propre au Québec, dont la recherche a été confiée à Marie-Claude Senécal de Radio-Canada, ICI Musique.

L’exposition RÉVOLUTION fait partie de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal.

Remerciements

Cette exposition a été rendue possible grâce au généreux soutien de BMO Groupe Financier, présentateur de RÉVOLUTION dans le cadre de l’année de la paix au Musée, en collaboration avec Metro.

Le Musée souligne l’appui précieux de Simons et de Roland Berger, en plus de reconnaître l’apport essentiel d’Air Canada, du Cercle des Anges du Musée, ainsi que de Bell, de La Presse et de Montreal Gazette.

Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec ainsi que le Conseil des arts de Montréal pour leur soutien constant. L’exposition a aussi été appuyée par le Conseil des arts du Canada. Le programme d’expositions internationales du Musée bénéficie de l’appui financier du fonds d’expositions de la Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal et du fonds Paul G. Desmarais.

Le Musée remercie également ses guides bénévoles pour leur appui inconditionnel et reconnaît la générosité de tous ses membres et des nombreuses personnes, entreprises et fondations qui lui accordent leur soutien, notamment la Fondation de la Chenelière, dirigée par Michel de la Chenelière, et la Fondation Arte Musica, présidée par Pierre Bourgie.

Que toutes les personnes qui ont permis par leur généreux concours, leur encouragement et leur soutien, la réalisation de cette exposition et de sa publication scientifique trouvent ici l’expression de notre gratitude.