60 millions de filles

Du 23 octobre au 23 novembre 2014
Gratuit
Entrée au 2200 rue Crescent

Le Musée est heureux de s’associer à la Fondation 60 millions de filles pour affirmer le droit à l’éducation des enfants. Créée en 2006, ici à Montréal, par un groupe de femmes talentueuses, créatives, énergiques et de tous âges, la Fondation a depuis investi 1,9 million $ dans 17 projets dans 13 pays. Ces projets ont directement touché la vie de près de 15 000 enfants, filles et garçons. Les projets soutenus sont variés : construction d’écoles primaires et secondaires, formation des enseignants, distribution de fournitures ou d’équipement, prise en charge des frais de scolarité, soutien aux activités qui favorisent la fréquentation scolaire des filles (projets d’assainissement, garderies, cours pour adolescents, clubs de filles), bourses d’études, séances de leadership, mentorat, programmes d’appui et de sensibilisation aux communautés, soutien psychosocial, apprentissage basé sur l’utilisation des nouvelles technologies, etc. Le Musée et la Fondation 60 millions de filles sont liés par un engagement profond : celui de changer le monde, à la mesure de nos moyens, en faisant la promotion du droit fondamental qu’est l’éducation.

Pour en savoir plus sur le Département de l’éducation et de l’action culturelle

L’éducation des filles

L’éducation
sauve la vie de mères.

Si toutes les femmes avaient une simple éducation primaire, les décès maternels seraient réduits des deux tiers, sauvant ainsi la vie de 189 000 femmes chaque année.

L’éducation
sauve la vie d’enfants

Si toutes les femmes dans les pays pauvres terminaient leur éducation primaire, la mortalité juvénile chuterait d’un sixième, sauvant ainsi près d’un million de vies chaque année. Si elles avaient toutes une éducation secondaire, ce taux serait réduit de moitié, sauvant trois millions de vies.

L’éducation favorise la tolérance.

L’éducation aide les gens à comprendre la démocratie, à favoriser la tolérance et la confiance qui la sous-tendent, et motive les citoyens à participer dans la vie politique de leur société.

Certaines maladies juvéniles sont évitables, mais pas sans éducation.

De simples solutions, comme des moustiquaires pour contrer le paludisme et de l’eau propre, peuvent prévenir certaines des pires maladies juvéniles, mais seulement si on enseigne aux mères comment les utiliser.

L’égalité en matière d’éducation améliore les occasions d’emploi et augmente la croissance économique.

Sur 40 ans, le revenu par habitant serait 23 % plus élevé dans un pays où l’égalité en matière d’éducation est favorisée.

Le reportage photographique

L’objectif de ce reportage est de mieux comprendre l’impact de l’éducation des filles non seulement sur leur développement, mais aussi sur la transformation collective qu’elles apportent au sein de leur communauté. L’angle choisi pour ce reportage est de faire entendre la voix des jeunes filles les plus vulnérables et marginalisées à travers le monde, et de faire connaître leur présence par le biais d’images photographiques. Rendre hommage à ces jeunes filles qui sont de véritables héroïnes au quotidien a été notre quête artistique et pédagogique tout au long du reportage. À travers des portraits et récits de vie, nous avons souhaité mettre en lumière la détermination des jeunes filles à réussir et leur confiance en elles malgré un contexte peu favorable à la réussite. Ces jeunes filles ont été pour nous de véritables sources d’inspiration.

Dans la communauté de Kamoda en Inde, le reportage a ciblé les trente jeunes filles de la seule école primaire mixte du village. Vingt-neuf portraits en noir et blanc ont été réalisés. Une jeune fille n’a pas souhaité participer à la prise de vue.

Dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya, nous avons visité trois écoles primaires : Bahr-El-Naam, Kaduguli et Horseed. Dix jeunes filles par école se sont portées volontaires pour la séance de portraits. Au total, trente portraits ont été réalisés.

Dans la communauté de Wuchale en Éthiopie, le reportage nous a conduits dans cinq écoles : Gimbichu, Kara, Geba Robi, Abu Yifech et Illu Itaya. Au total, vingt-huit portraits de jeunes filles ont été réalisés. Deux portraits de mères ont été ajoutés ainsi que deux portraits mère-fille.

Note : Les consentements de photographie ont été signés par les jeunes filles lorsqu’elles étaient majeures. Pour les jeunes filles mineures, les formulaires ont été signés par les parents, les directeurs d’écoles, les enseignants ou les chefs de programmes des organismes partenaires locaux. En ce qui concerne les récits de vie, les entretiens se sont déroulés en présence des chefs de programmes qui ont assuré la traduction simultanée.

Le reportage photographique a été réalisé pro bono pour la Fondation 60 millions de filles par Manuela Clément-Frencia, Dominique et Maria Cabrelli, Arvind Eyunni et Jean-François Lemire en Inde en mars 2012, au Kenya en mai 2012 et en Éthiopie en juin 2014.

« Aller à la rencontre des jeunes filles que la Fondation accompagne dans leur développement était la manière la plus lumineuse, la plus humaine et la plus inspirante pour moi de mieux comprendre leur quotidien, d’envisager l’avenir et de partager leurs rêves. Au fil de ces rencontres, il m’a semblé toucher à l’essence même de la personne, à sa dignité. Sa dignité mais également la nôtre. Une dignité qui s’exprime à travers la capacité des communautés à prendre des décisions qui auront un impact positif. Mais aussi notre dignité à défendre le droit à l’éducation sans lequel aucun des droits humains fondamentaux ne peut être exercé. »

Manuela Clément-Frencia
Membre du comité exécutif et
membre fondatrice de 60 millions de filles